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[Critique] Bienvenue Chez Les Ch'tis
14/04/08

Quand plus de 18.000.000 de personnes se précipitent pour aller voir un film, n’importe qui commence à se poser un paquet de questions. Est-ce que ce film est l’œuvre de dieu ? La solution au mystère du Da vinci code sont elles enfin offertes au commun des mortels ? Des questions vachement intelligentes comme vous pouvez voir et encore j’étais sobre à ce moment là. Idiotie mise à part et vu que ce genre de scores au box office n’avait pas été égalé depuis la grande vadrouille ( ce qui fait un baille) je finis par me dire que la meilleure solution serait de faire le temps d’une séance abstinence de films violents, de comédies sentimentales ou de films coréens et de retourner me faire un film bien de chez moi. Mes vaccins anti-infections filmiques étant tout sauf à jour, j’avançais avec une certaine crainte me tordant les boyaux a chaque pas. Cela en valait-il le coup ?
Honnêtement non. Si ce film marche c’est qu’il y a bien une raison. Une des plus simples qui soit en fait. Sans être révolutionnaire à la différence de beaucoup d’autres productions française BIENVENUE CHEZ LES CH’TIS réussit l’exploit de ne jamais prendre le spectateur pour un con à qui l’on essayerait de vendre une soupe indigeste. Un parti pris rafraîchissant dans le paysage du 7e art français. Jouant sur les clichés Danny Boon les retourne les uns à la suite des autres pour en démontrer la connerie qui s’y rattache. Sans jamais s’ériger en donneur de leçon, il dresse un portrait sensible et simple d’une région trop facilement pris en dérision. Le film aurait put tomber dans la caricature malgré tout si le duo d’acteurs portant le film n’avait pas été à la hauteur. Heureusement ce n’est pas le cas. Quand on entend Danny Boon s’attarder sur la liste des acteurs ayant refuser le rôle de Kad Merad on se dit qu’il a eu la plus grosse chance qui soit à ce moment là. Son duo avec Merad est ce qui fait la force comique du film. Là où d’autres acteurs aurait appuyer à fond sur le second degré, les deux compères la joue simple et monte en puissance avec une parcimonie étonnante. Ce qui rend certaines de la fin du film ( la distribution du courrier ou la visite de la fausse ville ) encore plus hilarante.
Est-ce que des défauts viennent entacher l’expérience qu’est BIENVENUE CHEZ LES CHTIS ?. Cela me fait bizarre de le dire langue de pute que je suis quand il s’agit de critiquer un film mais je n’ai trouvé aucun défaut flagrant à ce film. Il ne révolutionne rien mais fonctionne à tous les étages, à la fois simple, drôle touchant et profondément humain, on est bel et bien face à un Ovni qui vient de se crasher sur le Box office français. Là où un film comme Asterix enchaînent les poncifs et l’indigence d’un script vaseux, le tout noyé dans un budget pharaonique qui a plus du servir à payer les a côtés de tournage BIENVENUE CHEZ LES CHTIS rafraîchit par son insouciance et sa désarmante simplicité. Ce n’est pas souvent que l’on passe un bon moment dans une salle et que l’on n’est pas le seul. C’est aussi un des points les plus impressionnant de ce film, le côté fédérateur qu’il a, rare sont les films qui touchent les gens de façons large. Ici les salles sont pleines de gens de 7 a 77 ans : les parents avec les enfants, les grands parents…Le cinéma retrouve ce côté expérience simple et populaire qu’il perd trop souvent, la faute à une qualité en baisse constante. Ce n’est pas le cas ici et 18.000.000 de français s’en sont rendu compte. Comme quoi il suffit parfois juste de respecter le spectateur et il vient en masse. Un truc tout bête que trop de producteurs négligent…









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