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Essai : Mazda 2 la séance Weight Watcher

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L’obésité est une maladie qui ne cesse de se répandre dans notre société. Si les enfants sont les premières victimes de ce fléau des temps modernes, l’automobile suit également la tendance, avec des véhicules qui ne cessent de prendre du poids au fil des générations. Il existe cependant une lueur d’espoir : la nouvelle Mazda 2 a perdu 95 kg sans faire le moindre sacrifice… Oubliez les cures de Weight Watcher, la japonaise va vous montrez l’exemple !

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A l’heure où nos chères têtes pensantes ne savent plus quoi faire pour décongestionner les centres-villes, les constructeurs s’acharnent bizarrement à rendre leurs modèles de plus en plus volumineux. Comme ces mensurations revues à la hausse s’accompagnent d’une prise de poids nécessitant l’emploi de mécaniques conséquentes et donc polluantes, vous aurez compris que cette tendance va à l’encontre des besoins du consommateurs. C’est en partant de ce constat que Mazda s’est appliqué à contenir le gabarit de sa nouvelle « 2″. Plus courte (-4cm), plus basse (-8cm) et surtout plus légère (95 kg) que sa devancière, la petite nouvelle affiche une taille mannequin réjouissante. Pour arriver à un tel résultat, les japonais ont réalisé une véritable traque aux kilos superflus ; l’emploi de matériaux modernes tel que de l’acier à haute limite d’élasticité a permis de gagner 26 kilos sur la coque et 13 kg sur les suspensions. Le câblage électrique s’est lui aussi allégé de 3 kg, tout comme les hauts parleurs qui perdent 900 grammes !

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Dynamique et compacte, la Mazda dénote face à ses concurrentes joufflues et « monospacisées ». Bien campée sur ses voies larges, basse et agressive avec sa ceinture de caisse plongeante, elle affiche un profil dynamique que l’on n’avait plus l’habitude de voir sur des autos de ce segment. Esthétique et de bonne qualité, l’habitacle se montre fonctionnel et accueillant. Un poil moins habitable que les « grosses » de plus de 4m aux places arrière, il propose en revanche un équipement très complet dès le premier niveau de finition. Le coffre est lui aussi dans la moyenne, avec une capacité de 250 dm3.

Sous le capot, 3 moteurs essence sont pour le moment disponibles, en attendant l’arrivée d’une version diesel pour le mois de mars. La gamme se compose donc d’un 1.3 l à seize soupapes et bloc alu de 75 ou 86 ch, ainsi que d’un 1.5 l de 103 ch. C’est ce dernier que je viens de récupérer à l’aéroport de Biarritz ; le constructeur nous a préparé un petit parcours aux pieds des Pyrénées, l’endroit idéal pour mesurer les bienfaits d’une bonne cure d’amaigrissement !

Mon essai débute par quelques kilomètres d’autoroute en direction de Saint Jean de Luz, ce qui me permet d’apprécier la bonne insonorisation et la santé de la mécanique. Bien aidée par ses 975 « petits kilos », l’auto avale la voie d’accélération pour s’insérer, sans peine, dans le flot des usagers. Si les mesures d’accélérations sont du niveau d’une Twingo GT, l’agrément du petit 4-cylindres dans les tours le rend très sympathique à cravacher… jusqu’à 130 km/h ! La 5ème est enclenchée, il ne me reste plus qu’à somnoler en appréciant l’absence de bruits d’air parasites, témoin d’un aérodynamisme léché…

Arrivé (enfin) sur le réseau secondaire, la Mazda 2 se montre à nouveau à son avantage. Si certains de mes (vieux) confrères ont trouvé les suspensions un poil ferme, je me suis, pour ma part, régalé au volant d’une auto vive et agile. Il faut dire que la précédente génération offrait déjà un comportement dynamique de haut niveau et que Mazda tient absolument à préserver cette notion de plaisir. Le plus étonnant reste la consommation : avec seulement 7,5 litres en poussant l’auto dans ses derniers retranchements, l’autonomie dépasse 550 km.

Je me suis ensuite glissé au volant d’une version munie du 1.3 l 75ch. Une fois de plus, le poids contenu fait des miracles, puisque l’auto conserve une bonne dose de vivacité, même en utilisation extra-urbaine. Relativement coupleux à bas régime et volontaire en grimpant à l’assaut du compte-tours, ce petit bloc très moderne ne rejette que 129 grammes de C02/km pour une consommation qui oscille entre 4,6 et 7 litres.

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L’initiative de Mazda est à saluer. A l’heure où l’écologie est au centre de toutes les préoccupations, la Mazda 2 semble montrer la voie à ses concurrentes. Pour moins consommer, il faut un moteur plus petit, pour continuer à avancer, il faut diminuer le poids. Le docteur Mazda semble avoir établi le bon diagnostique, lisez attentivement son ordonnance et savourez les bienfaits de sa thérapie ! Comment, vous n’arrivez pas à lire ce qui est inscrit ? Je vous aide : Mazda 2…

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Par Thierry « pantalon à carreaux » Santoni
Photos Fred « Olivia » Rouvier

AutoRide.fr

Article a retrouver dans le Magazine AutoRide et sur le Blog Officiel d’AutoRide !

Mazda MX-5 2.0 Performance : Roadster for ever !

Digne héritière des roadsters anglais des années soixante, la Mazda MX5 a bâti son succès en misant sur le plaisir à l’état pur. Laissant à d’autres le soin de s’embourgeoiser au fil des restylages, elle a su évoluer tout en préservant l’essentiel : donner le sourire dès qu’on se glisse à son volant !

Mazda MX5 2.0 Performance - AutoRide - 01

Toujours plus sûres, toujours mieux équipées, les voitures modernes se sont lancées dans une quête d’excellence qui leur a peu à peu ôté toute forme de fantaisie. La Mazda MX5 fait heureusement le bonheur de ceux qui continuent à vouloir prendre du plaisir au volant, avec un savant mélange de tout ce dont on peut rêver pour une telle utilisation. Cela commence par un style minimaliste dans la plus pure tradition du roadster des sixties, cela se prolonge par un châssis équilibré et ça se termine par une transmission sur les roues arrière ! Comme le charme d’une telle auto ne se résume pas à la seule lecture d’une fiche technique, je vous emmène en ballade à mes côtés…

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Simplicité…

Spacieux pour un véhicule « si peu pratique » en théorie, l’habitacle accueille ses deux passagers avec beaucoup d’égards. Si les plastiques n’ont rien d’exceptionnels d’un point de vue qualité, le design de la planche de bord et l’ergonomie apparaissent soignés. Derrière le volant 3 branches recouvert de cuir, deux gros compteurs ronds apportent une touche « old school », tandis que le pédalier aluminium invite à la pratique du talon-pointe. Trônant sur le tunnel central de transmission, le minuscule levier de vitesse devrait, quant à lui, permettre de profiter au mieux de la mécanique. La version 2 litres « performance » dont je dispose possède une climatisation automatique, un système de démarrage sans clé, une sellerie cuir chauffante ainsi qu’un système audio Bose avec commandes au volant.

Simple à manipuler, la capote en toile se replie manuellement après avoir dégrafé l’unique fermeture centrale située au plafonnier ; bien ajustée et suffisamment épaisse, elle préserve un volume sonore acceptable sur longs trajets. Sachez qu’une version munie d’un toit rigide escamotable est par ailleurs disponible, pour ceux que la toile rebutte…

Un coup d’œil du coté du coffre : avec un volume de 150 litres, celui-ci ne devrait pas imposer de trop lourds sacrifices au moment de boucler les sacs de voyages.

Mue par un 4-cylindres 2 litres de 160 ch (un 1800 cm3 de 126 ch est également disponible), la MX5 n’excède pas 1 080 kg sur la balance, grâce à l’emploi massif d’acier à haute limite d’élasticité. Bien équilibrée, avec son moteur à l’avant et ses roues arrière motrices, elle se paie, en sus, le luxe de recevoir un différentiel autobloquant Torsen. Ajoutez-y une boîte 6 rapports, un contrôle de trajectoire DSC déconnectable, et vous obtenez une authentique petite sportive comme on en fait (presque) plus !

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… mais rigueur

Comme on pouvait s’y attendre, les premiers kilomètres mettent en avant un tempérament très ludique. Très travaillé au niveau de la sonorité, le 4-cylindres profite du poids contenu pour emmener l’aiguille du compte-tours à 7000 tr/min sur les 3 premiers rapports ; la poussée n’a certes rien de fulgurante, mais les chronos sont là, avec un 0 à 100 km/h en 7,9 s et une vitesse de pointe de 210 km/h.

Neutre en conduite coulée avec une tendance sousvireuse rassurante pour les néophytes, la MX-5 peut, en revanche, se montrer très joueuse dès qu’on la provoque et que l’on a déconnecté l’électronique (une pression de 6 s sur le bouton du DSC). L’arrière devient alors mobile à souhait sur les transferts de masse, tandis que le différentiel Torsen permet de maintenir les glisses en sortie de courbe. Prévue pour un usage mixte, les suspensions préservent un confort satisfaisant, au détriment de l’efficacité pure et dure. La MX-5 ondule ainsi légèrement de la croupe dans les portions rapides, sans pour autant obliger son (heureux) conducteur à déposer les armes.

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Belle, docile et prévenante pour qui recherche un beau cabriolet, la Mazda MX-5 est aussi la compagne sportive et vivante de l’amateur de propulsion efficace. En combler le plus grand nombre à un prix d’ami, voici probablement le succès d’une auto qui défie le temps avec succès.

Par Thierry « on est bien là ! » Santoni
Photos Fred « grave » Rouvier

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Article a retrouver dans le Magazine AutoRide et Mercredi 04 sur le Blog Officiel d’AutoRide !