Pour ceux qui auraient oublié ce qu’est Pole in the Hole, je vous renvoie vers le premier épisode de ce Walktrough!

Après quelques retards dus au travail à fournir dans d’autres branches de l’infographie, la bataille avec les outils de mise en page de WordPress, le chantier dans mes cheveux avec l’arrivée de dreads, l’article arrive enfin sur le blog!

Au programme de ce deuxième article:
  • Recherches graphiques
  • Création des model sheets
  • Création des décors
  • Réalisation du storyboard
  • Réalisation d’un animatique (storyboard animé)

C’est parti pour toutes ces étapes de pré-production!

1. Recherches graphiques

Lors de l’imagination et de l’écriture du scénario, la question graphique de l’animation se posait déjà sans vraiment s’en soucier. Une fois l’écriture terminée, il faut enfin passer aux choses sérieuses et les questions deviennent de plus en plus précises.
Attention, c’est à ce moment précis que le cerveau du graphiste se met en éveil.
La méthode est inexplicable, un graphiste est un artiste. Comme l’artiste, le rituel de questionnement graphique est indescriptible. Plus sérieusement, j’ai eu, j’ai envie de dire la chance, de savoir dès le départ vers quoi je m’orientais pour mes personnages. De plus, vu que le sérieux n’est pas pour moi, le coté légèrement barré qui se trouvera dans le chara-design et dans l’animation fera partie de ce style. En bref, la création des persos fut chose vite faite. D’ailleurs, vous avez pu en avoir quelques aperçus si vous me suivez sur Twitter.
Un autre détail, est le choix de ne pas utiliser de cerne noir autour des personnages. Pourquoi? Le style tout simplement: l’ajout d’un cerne noir donne des formes trop fermées et laisse un côté mal fini.

Je ne vais détailler que le personnage principal: Chick, les autres étant là un peu par utilité pour faire avancer le scénario. Pour le body shape (oui, j’ai des soucis à trouver certains mots en Français…), je voulais reprendre de loin celui développé dans Chicken Run, tout comme pour les décors (voir plus bas). Cela donne donc cet être asymétrique et sur-dimensionné. Pour la largeur du perso, j’avoue que c’est un peu une erreur de débutant que j’ai faite car pour animer quand elle picore, j’en chie un peu mais le résultat final, pas trop fini quand même, est plus convaincant que mon idée de base. Pour le visage, je suis passé à peu prêt par tout: du bec minuscule à l’énorme, des yeux asymétriques aux yeux collés, bref, quelques questionnements pour en arriver à ce stade final là.

Après les persos, ou avant, ça dépend comment on travaille, les décors! Là, je dois dire que je suis bien loin de mon idée de base. Énormément loin d’ailleurs. Parti à la base sur du full-vectoriel, je me suis vite retrouvé à colorier comme un enfant avec ma tablette graphique pour donner un style bien particulier. En gros, si les décors sont tels quels maintenant, c’est un peu par hasard dans le sens où c’est parti d’une erreur.

Voilà le premier décor: le poulailler. Petites précisions: les nuages seront animés et les baraquements au premier plan le seront réellement: les personnages passeront derrière eux.

Pareil ici, le tremplin que l’on voit en bas a gauche est au premier plan. Cependant, il est à noter que la banquise à légèrement été modifiée suite à quelques problèmes de visibilité des personnages sur ce décor.

Techniques:

Les personnages ont été réalisés sous Adobe Flash Pro CS4 pour garder le vectoriel et bénéficier des outils de modelage.
Les décors ont été réalisés sous Adobe Photoshop CS4 pour bénéficier des brushs, de la gestion poussée des calque et surtout pour gérer parfaitement la pression de la tablette graphique.

2. Model Sheets

Qu’est-ce qu’un model sheet? J’attends de vous un minimum de 2500 mots. Vous avez 4 heures.
Toute façon, je l’avais déjà expliqué dans le premiers article mais je réitère la chose pour vous, bande d’ignares. Un model sheet est une feuille modèle. Voilà c’est fait. Plus sérieusement, c’est une page comportant le personnage sur plusieurs angles (face, profil, 3/4, dos) et comportant plusieurs expressions de celui-ci. Cela sert à garder l’esprit graphique initial tout au long de l’animation. Pour la peine, voici un beau slideshow qui provient de mon FlickR avec tous les model sheets!

Techniques:

Reprise des fichiers Flash exportés en JPEG, recadrement et ajout du texte sous Adobe Photoshop CS4. Export en JPEG.

3. Storyboard

Vu qu’on est sur un blog de cinéma, j’espère que vous savez ce qu’est un storyboard, au sinon c’est que vous avez raté votre vie. Pour éviter un taux de suicide exemplaire chez les lecteurs de Lyricis, je vais vous expliquer attendez.
Un storyboard est une représentation imagée du scénario plan par plan pour éviter de se demander où placer la caméra lors du tournage ou de l’animation. Ca sert aussi aux bigleux caméraman de filmer comme on veut mais ça, de toute façon, rien y fait, faut toujours les fouetter.Comme pour les model sheets, voici un Slideshow FlickR du plus bel effet! Si vous le remarquez, le scénario a légérement été modifié sur la fin. De toute façon, vous n’avez lu que le synospsis, le scénario n’est pas encore écrit, il est dessiné…

Techniques:

Reprise des fichiers Flash exportés en AI pour conserver le vectoriel. Réalisation du storyboard dans Adobe Illustrator CS4. Export en JPEG. Normalement, la mise en page aurait du se faire dans InDesign mais par facilité et par gain de temps (devoir enregistrer chaque case est long) tout a été fait sous Illustrator.

4. Animatique

Normalement, le storyboard doit contenir la durée de tous les plans (oui je sais, je ne l’ai pas mis). Dans le cadre d’une réalisation exemplaire, comme c’est le cas pour Pole in the Hole, certains réalisent un animatique. Un animatique est en fait un storyboard animé. Enfin, animé, au moins placer chaque case et les mouvements de caméra pour bien déterminer comment tout va se dérouler et pour avoir un premier aperçu du résultat final. Voici celui de PitH toujours sur FlickR.


On la voit bien la durée des plans, hein? De toute façon, certains se verront légèrement modifiés pour coller mieux aux autres. Le montage quoi.

Techniques:

Reprise des fichiers JPEG du storyboard. Recadrage de chaque case sous Photoshop et enregistrement en JPEG. Montage et mouvements de caméra sous Sony Vegas Pro 9.

5. Conclusion

En conclusion pour conclure cet article beaucoup moins long à lire que le premier mais qui est, je l’espère, tout aussi intéressant, la pré-production de l’animation est désormais terminée. Chaque étape a son importance même si cela ne paraît pas toujours évident au premier coup d’oeil.
Pour information, la production a débuté, je suis actuellement occupé d’animer notre personnage principal grâce à la magie du stop motion. Je déplacerai les symboles par interpolation (voir Walktrough 1) mais rien que cette stop motion prend un temps fou et je dois déjà rendre 20sec terminées dans 2 semaines, chaud cacao, chaud chaud chaud chocolat!

Dans le prochain article, dans deux semaines donc, vous aurez enfin un véritable aperçu du résultat. Oui, je sais que vous ne bavez pas devant ce projet, j’ai pas les moyen de me payer l’autre pouf de Megan Fox moi… et puis, pour une première « grosse » animation, à gérer tout seul, je suis pour l’instant content de moi, mais pas de ma vitesse de travail!

A bientôt pour de nouvelles aventuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuures!!!!!!