Sorti le 24 février dernier en exclusivité sur PS3, ce jeu a été développé par les studios français « Quantic dream » et a été écrit et dirigé par David Cage, le créateur de « The nomad soul » (où l’on pouvait entendre David Bowie) et « Fahrenheit« .

Difficile de citer le genre d’un jeu quand ce dernier révolutionne ta console. Sorte de polar interactif mêlant à la fois, exploration, dialogues, scènes d’émotions et d’actions à couper le souffle (la scène de l’autoroute à contre sens sur 8 km), « Heavy Rain » nous propose d’intégrer 4 personnages tout au long du jeu :

- Un père contraint à des choix.

- Un détective bourru et asthmatique.

- Un drogué qui bosse au FBI.

- Une nana qu’on verra souvent en petite tenue (pour le plus grand plaisir du petit pervers qui sommeil en chacun de nous).

Synopsis : Une ville est terrorisé par le « tueur au origamis », dont les victimes sont des enfants retrouvés noyés, quatre jours environ après leur disparition en laissant comme indice une orchidée et un origami. Lorsque le jeune Shaun Mars disparait, quatre individus très différents se mettent chacun de leur côté à la recherche du jeune garçon..ils ont 4 jours avant que la pluie fasse son travail et ne le tue.

Vous faites évoluer votre personnage dans un environnement glauque et très adulte avec des graphismes saisissant et totalement réaliste. Vous pourrez interagir avec pas mal d’éléments du décor en appuyant une ou plusieurs touches à la fois de votre pad. Ainsi vous vous amuserez à tirer la chasse d’eau en pressant le joystick vers le bas, dégrafer le soutien-gorge d’une jolie jeune femme en appuyant successivement sur R1 puis L1, faire faire l’hélicoptère à votre enfant en tournant le bouton R3 . Des actions de la vie quotidienne qui sont possibles et deviennent même essentielles à l’histoire parfois (non, pas pour la chasse d’eau rassurez vous). Mais que les fans d’actions se rassurent, moult courses poursuites et scènes de combats, il ne manquera pas.

La fonction « sixaxis » (reconnaissance de mouvement via la manette) est également utilisé. Vous pourrez alors défoncer une porte en secouant votre manette vers le bas. Lors de certains passages, si vous êtes bloqués (ce qui est rare quand même), en appuyant sur L2, vous afficherez les pensées de votre personnage.

L'agent du FBI, Norman Jayden, en plein investigation

Outre le charisme des personnages auquel on s’attache vite, et un scénario de base, qui est tout simplement digne des plus grands films, le gros point fort de ce jeu réside, comme dans la vie, dans vos choix. Chacun d’eux aura une importance capitale dans le jeu, et le scénario évoluera selon ses choix. Par exemple, vous jouez le détective, vous interroger une prostitué qui vous jettes dehors, vous partez, en sortant de chez elle vous croisez un type chelou qui frappe à sa porte avec insistance..vous n’allez pas la sauver, vous repartez sans indice en ayant perdu un temps précieux..MAIS si vous étiez aller à la confrontation, la nana aura été reconnaissante après (meuh non, pas en vous taillant une p***), vous auriez obtenu un indice et lui aurait laissé votre carte de visite, ainsi plus tard dans le jeu, vous la recroiserez et elle deviendra votre partenaire, ce qui n’aurait pas été le cas si vous n’aviez pas jouer les héros ! C’est pas beau ça !! Et si un personnage principal meurt, ne compter pas non plus sur le « continue » après le « game over »..il n’y en a pas ! Ainsi, vous continuerez avec un personnage en moins, ce qui influera sur le moral de vos personnages mais aussi donc, sur l’histoire.

Du coup, ça m’est arrivé de me mordre les doigts sur un geste ou une phrase qui change le cours de l’histoire. Et je crois que c’est là où la révolution d’ « Heavy Rain » se démarque des autres titres. Votre implication est mise à rude épreuve durant tout le jeu.

Tout ceci implique que selon vos choix, vous verrez des fins différentes (18 au total). Même après avoir fini le jeu, on s’étonne de vouloir refaire une autre partie en se disant « là je vais réagir autrement, on va voir ce que ça va donner ». En plus d’essayer d’avoir tout les trophées du jeu, la dizaine d’heure du jeu se voit multiplié et vous ne risquez pas de voir votre jeu prendre la poussière sur l’étagère avant un moment.

Côté doublage, que ceux qui déteste la version française, qui est très bonne, vous pouvez modifier à tout moments du jeu les voix ainsi que les doublages.

Bourré de clin d’œil cinématographique (avec l’agent du FBI, « Minority report »), la bande son rythme ajoute encore plus dans l’immersion du film (lapsus..du jeu), c’est bien simple, après avoir arrêté le jeu, je me mets à écouter la bande originale du jeu (non, non je suis pas accro), que l’on peut trouver dans sa version collector.

Attention, ce jeu contient un tant soit peu quelques défauts. tout d’abord, le maniement des personnages qui s’avère parfois agaçant (non, je ne veux pas que tu embrasses le mur, va de l’autre côté bordel de m****), mais le plus gros défaut est sans doute les boutons affichés. Sachant que dans ce jeu, les choix sont importants, on se trompe de touche souvent car à l’écran on distingue mal la différence entre le  bouton « o » et le « x », ce qui est dommage.

Voici l’avant première du jeu qui s’est déroulé à Paris :


Reportage au lancement de Heavy Rain
envoyé par Jeuxactu. – Regardez les tests, les trailers et les solutions complètes de jeux vidéo.

Pour résumé, « Heavy Rain » est un titre passionnant, innovant (et plein d’autres mots finissant en « ant ») et incontournable pour les heureux possesseurs de la PS3, qui, une fois le jeu mis dans votre console, ne sortira pas de si tôt !

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