Sony Visiocasque 3D - Test

J’ai eu la surprise d’être contacté par Sony la semaine dernière, pile pendant mes congés, pour tester le fameux Sony Visiocasque 3D HMZ-T2. Alors, pour ceux qui ne s’intéressent pas aux gadgets et autre késako ?! Le Visiocasque est un casque développé par Sony qui permet de s’isoler totalement dans un film en portant ces « lunettes » 3D, alors pourquoi je dis isoler, car vous pourrez regarder votre film tranquillement en solo sans importuner madame qui regardera autre chose à la TV par exemple ou même jouer à la console pendant le JT de 20h !! Le casque fonctionne à partir de deux écrans OLED 720p (un pour chaque œil) et est fourni avec des écouteurs pour avoir le son rien qu’à vous sans déranger les personnes autour de vous, l’avantage est de pouvoir simuler un son en 5.1 à partir des écouteurs.

 

 

1-     Premier contact : Le déballage !

Comme tout appareil plus ou moins futuriste, le Sony HMZ-T2 est livré dans un très gros carton, pour ceux ayant déjà acheté des caméscopes ou appareils reflex prenez votre carton dans les mains et doublez en la taille, ça intimide. Pour se faire une idée, il fait 32cm x 20cm x 24cm, c’est une belle boite !
Alors quand on déballe on constate qu’il y a beaucoup de câbles, car en effet vous y trouverez le Visiocasque 3D, accompagné de son cordon d’alimentation et transfert de vidéo de 3,5 mètres, et ce à quoi on ne s’attendait pas, un boitier appelé le « Processeur » qui est en fait la base, c’est à travers elle que toutes les infos transiteront et qui est fourni quant à elle avec son cordon d’alimentation standard de 1,5 mètre et un câble HDMI de 1,5 mètre.
Voici pour le gros du paquet.
Ensuite nous avons les écouteurs de marque SONY qu’on relie directement au Visiocasque 3D, ils sont donc très courts, mais rien ne vous empêche par la suite d’utiliser d’autres écouteurs, avec ou sans fil, on y reviendra.
Il est aussi fourni comme accessoires des bandeaux de silicone/renforts occultant, permettant pour ceux qui veulent regarder un film en extérieur –c’est l’été rêvons un peu autour de la piscine donc en bronzant- de recouvrir la partie supérieure et inférieure des yeux avec, afin d’être dans l’obscurité la plus totale.
Pour le reste, il n’y a plus que la notice tenant sur une grande page, pas besoin de plus. Voilà pour le tour du produit lors du déballage.

 

 

 

2-     Les branchements : Bah ce n’est pas si compliqué en fait !

Comme je vous l’ai dit au premier contact, y pas mal de câbles, et pourtant la notice rapide est ridicule, aussi ridicule que les branchements en fait !
Alors pour commencer rien de plus simple, tout passe par « Le Processeur » une sorte de récepteur-émetteur qui est assez petit il fait 180 mm (L) x 36 mm (H) x 168 mm (P), c’est donc lui qu’il va falloir brancher en premier. En façade, nous avons la sortie HMD (ne cherchez pas l’erreur c’est son nom) pour relier le Visiocasque et à l’arrière l’entrée de l’alimentation, une entrée HDMI et une sortie HDMI.
Alors pourquoi deux prises HDMI me direz-vous, bah c’est très simple l’une pour recevoir le signal de votre appareil émetteur (lecteur DVD/Blu-ray ; PC/MAC ; décodeurs Canal+/SAT ; console PS3/Xbox 360 ; etc..) et l’autre pour pouvoir quand même émettre le signal sur la TV quand le visiocasque sera coupé, donc l’image transitera de votre émetteur (lecteur) au processeur qui grâce à la fonction « Pass Through » transmettra l’image à votre télévision quand votre casque sera éteint. Donc de continuer de vos programmes sur la TV sans avoir à rebrancher vos différents appareils.

 Exemple :
Vous regardez des films via votre PS3, celle-ci sera raccordée à l’entrée HDMI du processeur de votre visiocasque. Grâce à la sortie HDMI, vous pourrez aussi le raccorder à votre TV.
Donc quand votre Visiocasque sera allumé, les images iront directement dans le Visiocasque. Quand le Visiocasque sera éteint, le processeur transférera « automatiquement » l’image sur votre TV !

Si comme moi vous avez un ampli Audio/Vidéo, il vous suffira de raccorder le HDMI OUT de votre ampli actuellement raccordé à la TV au Processeur et ensuite de raccorder un autre HDMI qui ira du processeur à la TV et comme ça tous vos appareils HDMI seront directement compatibles avec votre Visiocasque !
Ce qui m’a permis d’ailleurs de voir mon premier film en 3D « à la maison » avec DREDD 3D

 

Maintenant que nous avons fini la partie raccordement processeur – émetteur, il ne reste plus qu’à raccorder le Visiocasque 3D au boitier du processeur. Pour cela, le Visiocasque a un câble de 3,5 mètres qui est directement à raccorder sur l’entrée HMD se situant en façade du processeur.

Une fois le Visiocasque 3D allumé, vous aurez quelques réglages à faire. Déjà le plus compliqué est de trouver le bon positionnement sur votre tête, histoire d’être à l’aise, et ensuite régler l’écartement des verres optiques (pour qu’ils soient bien en face des yeux) afin d’avoir une vision claire même sur les bords de l’écran et pour finir une dernière vérification pour voir si tout est bien en place. Une fois fait, il ne reste plus qu’à lancer un film !

Vous pouvez aussi rajouter les renforts (ou volets) occultants pour être totalement protégé de la lumière. J’ai testé en pleine journée, c’est vraiment pas mal ça occulte totalement, mais par contre ces renforts en silicone sont une galère à installer et ne tiennent pas du premier coup… Pour le prix de la bête, ça fait franchement chier.

 

 

3-     Utilisation : Waouh ça marche bien ce truc !!

Une fois tout branché et bien installé dans votre canapé, voir même allongé dans votre lit avec le Visiocasque 3D raccordé au PC, vous serez totalement immergé dans le film. Il est difficile d’expliquer ce que l’on ressent mais en gros c’est comme si vous étiez devant un immense écran de cinéma, dans une salle totalement noire et sans aucun bruit autour de vous, l’immersion est totale.
C’est bluffant, on s’en rend pas bien compte quand quelqu’un vous dit que c’est tellement proche des yeux que vous aurez l’impression d’être devant un écran géant, et pourtant c’est bien ça, on se sent bien.
Techniquement, je n’ai pas mesuré avec ma réglette magique mais SONY annonce que le résultat à l’œil représente une projection sur un écran de 750 pouces (ce qui donne une taille de 19,05 mètres) à 20 m de distance, et j’aurai tendance à dire que c’est vrai (d’où mon exemple de la salle de cinéma).

Les deux écrans OLED du visiocasque diffusent chacun un signal en 1280×720, même si bizarrement il est parfois écrit que certain des contenus visionnés sont en 1080p, mais techniquement et officiellement c’est du 720p dans chaque œil, avec une qualité d’image époustouflante, et ce n’est pas exagéré, la qualité d’image est vraiment exceptionnellement nette et belle, avec des couleurs (bien sûr réglables) d’un autre monde, et le noir digne des meilleurs plasma si c’est pas carrément supérieur. C’est d’autant plus vrai quand on met les volets obturateurs (qu’on aura préalablement galérer à monter et bien fait attention de bien les maintenir en mettant le casque). Là, aucune lumière externe ne pourra perturber votre regard qui fixera les écrans, vous ne verrez rien d’autre que votre film ou jeu !

Seul truc parfois perturbant, une sorte de reflet dû aux lentilles des verres, mais c’est arrivé à de rares moments, je pense que c’est une question de réglage à faire selon comment nous portons le VISIOCASQUE (mais vu qu’il a tendance à bouger…), ou alors c’est un problème permanent, en tout cas ça ne m’a pas dérangé plus que ça on l’oublie car ça disparait assez vite.

Pour la partie audio, je saute volontairement car vous aurez le choix d’utiliser les écouteurs fournies, qui sont de très bonne qualité, tout comme la possibilité d’utiliser un autre casque, ou bien même le son de votre ampli/TV/PC, donc ce sera relatif à votre utilisation…

Mais bon, pour information les écouteurs fournies sont des intra-auriculaires haut de gamme, avec de très bonnes basses. SONY est très bon dans ce domaine, et n’a plus vraiment besoin de le prouver

Note sur la qualité d’image :

★★★★★

 

 

4-     Ergonomie : Alors ça se porte bien ? C’est là que ça se corse

 

  1. L’ergonomie n’est pas parfaite, les réglages pour s’adapter et le positionner sur votre tête seront rapides, mais ensuite trouver le bon réglage pour avoir plus de confort sera une vraie galère. Certes vous y arriverez, mais ce sera le même bordel à chacune des utilisations, même si vous êtes le seul à les porter à chaque fois faudra retrouver le bon positionnement et alignement…
  2. L’ajustement des sangles à l’arrière est rudimentaire, franchement j’ai mis ça comme je le pouvais et surtout comme ça tenait, difficile de tester plusieurs positions. Le support frontal est assez compliqué a bien positionner, et c’est pourtant à lui que repose la tâche la plus difficile de répartir le poids et d’éviter que le visiocasque tombe (trop) vers le bas.
  3. L’utilisation avec des lunettes est possible, à condition de trouver le bon réglage, il faudra selon vos lunette défaire la sangle inférieur au maximum, c’est mon cas avec des lunettes Prada à bord large (ce modèle), complexe mais possible donc si vous utilisez des lunettes vous pourrez vous en servir. Le réglage déjà compliqué n’en sera pas trop impacté, mais faut vraiment avoir le coup comme on dit.
  4. Les volets obturateurs qu’on rajoute pour s’isoler de la lumière sont une vraie blague, mais sérieux, je suis pas hargneux contre SONY qui est ma marque de cœur, mais là pour un objet avoisinant les 1000€ y’a de quoi râler, les pattes de ces petits volets en silicone sont censées rentrer dans des encoches prévues à cet effet pour les maintenir, alors oui ça rentre en forçant mais ça ne tient pas du tout, ça tombe tout le temps, le silicone étant souple a aussi tendance à légèrement tomber au niveau des angles, laissant passer du jour.
    Si vous avez le malheur de toucher le visiocasque ou bouger un peu trop, l’un des volets tombera et ce sera une vraie merde à remettre (excusez du terme mais c’est le cas).
    Quand c’est bien mis et qu’on ne bouge pas c’est super, mais sinon c’est une véritable blague !
  5. J’ai été déçu de voir qu’il fallait que le casque soit branché à sa base (processeur) pour fonctionner, ce qui vous oblige en plus des câbles d’alimentations et HDMI qui eux seront cachés, d’avoir un câble de 3,5 mètres se baladant au milieu du salon. J’aurais aimé un système de transfert de l’image sans fils, genre Wifi-Direct.

Note sur l’ergonomie :

★★☆☆☆

 

5-     Conclusion : Mon avis sur ce casque futuriste arrivé peut-être trop tôt…

J’ai pu tester longuement en utilisation film 2D, 3D et jeu, et même le faire tester le visiocasque à différentes personnes autour de moi pour récolter leur avis, les résultats en termes d’images sont à chaque fois excellents et nous allons tous dans le même sens que ce soit en jeu comme en film. C’est d’autant plus parfait que l’écran étant adapté parfaitement à nos yeux, nous ne ratons vraiment rien, nous sommes totalement immergés. D’ailleurs, c’est troublant quand on utilise les écouteurs car on n’entend plus rien autour de soi, une personne peut rentrer dans la même pièce que vous n’en saurez rien, mais bon tout n’est pas rose non plus. Après 40 minutes / 1h d’utilisation, vous aurez mal au front et mal au nez, là où se positionne le Visiocasque 3D, et ça peut même agrémenter d’un léger mal de crâne pour les plus sensibles…

Bien que ce soit la seconde version du Visiocasque et ne pesant plus que 330 grammes (ce qui est léger vu la technologie embarquée et l’encombrement), vous le ressentirez quand même et j’ai pour ma part eux des marques dû à la mousse frontale, ainsi que sur le nez là où repose l’appareil (alors que j’utilisais le volet occultant qui permet en même temps d’amortir le poids, c’est la seconde fonction du truc). Vous serez donc légèrement marqué durant plusieurs minutes et en plus ça fait quand même mal, même après avoir retiré le visiocasque, comme quand vous allez voir un film en 3D dans un cinéma qui continue d’utiliser les lunettes actives qui pèsent 3 tonnes !

Je pense qu’une 3ème version du Visiocasque 3D pourrait améliorer pas mal de chose, mais bon ne faisant pas parti du R&D de Sony ce n’est pas à moi d’en parler, et je pense que c’est peut-être pas possible de faire mieux, mais un visiocasque sans fil ne serait pas du luxe, tout comme un truc vraiment nomade, quitte à avoir la base (le Processeur) autant y intégrer un lecteur Blu-ray ou HDD pour être totalement nomade.

Le bilan qui en ressort c’est que c’est une très belle vitrine technologique, mais qu’à l’utilisation c’est trop contraignant, même après des jours d’utilisation au quotidien, c’est toujours autant galère à régler, et ça fait vraiment mal au front. C’est trop contraignant pour une utilisation au quotidien, vous vous en servirez les premiers jours et ce sera vite rangé dans un placard.
L’effet « waouh » sera là quand vous les utiliserez quelques minutes ou lors d’une démonstration à des potes, mais pour le reste et surtout au vu du prix je pense que le produit est sorti trop tôt. La gêne quand on le porte se fait trop ressentir… Donc SONY a sorti ce produit avec un temps d’avance, mais peut-être trop tôt pour développer un produit sans aucune contrainte. Bref, c’est un beau joujou, mais vous ne l’utiliserez surement pas tous les jours, où tout au plus une fois par semaine.
 

★★☆☆☆

Points positifs

Points négatifs

Qualité d’image via les écrans OLED Le prix (999€)
3D parfaite La fixation assez galère pour être à l’aise
Regarder ce qu’on veut, ou on veut (ou presque) Appareil non autonome, besoin d’un lecteur pour le contenu en plus de la base
L’effet salle de cinéma privatisée chez soi (virtuellement un écran de 750 pouces à 20 m de distance) Les volets occultant qui ne tiennent pas en place

 
Galerie photo :

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