Star Trek Into Darkness - Poster France

Dans une galaxie lointaine… Non, mince, ça c’est Star Wars. Parlons d’un autre Star. Star Trek. Plus précisément la suite du premier du nom réalisé par J.J. Abrams : Star Trek Into Darkness. Le film sort aujourd’hui, et est-ce vraiment la star promise ?

(Et oui, l’auteur de cette critique est clairement conscient qu’il vous a offert la plus pourrie des intros)

Rentrant d’une mission lointaine, pour protéger un lointain peuple coupé du monde, l’équipage de l’Enterprise est mis au courant d’une nouvelle menace qui pèse sur Starfleet : un méchant, qui fait très british, du nom de John Harrison. Ce dernier semble vouer à l’organisation une haine farouche, et est prêt aux pires exactions pour la réduire à néant.

Mais c’est sans compter l’équipage de l’Enterprise, Kirk et Spock en première ligne, qui vont le traquer et tout faire pour le mettre aux arrêts. Ou plutôt l’abattre selon les ordres des supérieurs. Mais cette mission n’est pas ordinaire et elle va dévoiler beaucoup de choses à l’équipage…

Star Trek Into Darkness - Photo 05

C’est sur cette base scénaristique que se lance Star Trek. Déjà, rien qu’en lisant ce petit résumé que je vous ai concocté, on se doute que l’histoire de ce Star Trek n’est pas foncièrement recherchée. C’est le schéma habituel des gentils et du méchant, adapté à l’univers spectaculaire et futuriste de Star Trek.

Mais quand bien même le premier opus n’était pas extraordinaire, ce deuxième est un cran en-dessous sur ce point et c’est bien dommage. Les facilités sont bien présentes ainsi que les grosses ficelles qui peuvent nous décevoir si on est un poil trop exigeant.

Heureusement, le film nous sert un très bon méchant. Benedict Cumberbatch, qu’on a pu voir dans Sherlock principalement mais aussi et surtout dans Le Hobbit : Un Voyage Inattendu (Bon ok, je déconne, vu qu’il n’y joue que Smaug. Le dragon numérique. Qu’on ne voit pas. CQFD), campe John Harrison, un redoutable ennemi qui en a bien plus à nous faire découvrir qu’on ne puisse le penser.

Star Trek Into Darkness - Photo 06

Mais mis à part lui ? Ben justement, les autres personnages sont quand même d’une platitude extrême qui nous échaude. Quand bien même on pouvait s’attacher à eux, d’une certaine façon, dans le premier, cette fois-ci on les regarde faire ce qu’ils ont à faire sans vraiment sourciller par rapport à leur sort. Qu’ils mettent leur vie en danger ou pas nous laisse de marbre. De toute façon, dans ce genre de film, on se doute généralement de l’issue finale et les fausses pistes ne nous bernent pas. Ou peu.

Le reste du film… Et bien est tout de même particulièrement spectaculaire ! Même si la 3D n’apporte absolument rien, en même temps le film est converti en 3D et J.J. ne semble pas en être fan, les effets spéciaux décoiffent et apportent du grand spectacle. Explosions, crash, attaques, courses poursuites… Tout est là pour nous divertir et nous en mettre plein les yeux. Et plein, trop ?, les oreilles, du moins quand on le voit en IMAX. Mais le divertissement peut-il prendre le pas sur l’histoire du film ? Un film peut-il être très bon sans pour autant nous convaincre d’un point de vue scénaristique ? Malheureusement non, surtout quand les attentes sont élevées.

Star Trek 2 - Photo Chris Pine + Zachary Quinto

Et c’est surement la leçon qu’on retiendra de Star Trek Into Darkness. Alors certes le film est beau, est grand, est impressionnant, et on adore ça ! Et surtout pour son méchant, vraiment méchant, mais on pourra certainement, aussi, être déçu pour sa trame qui ne suit pas et qui nous décevra peut-être. Certes les bases ont été posées avec le premier opus, mais cher M. J.J., il ne faudra pas se reposer sur ces lauriers et virer dans le spectacle à tout va. Sinon vos lens-flare ne cacheront en rien les autres lacunes.

Note du film :

★★★☆☆