The Wolfman - Affiche France

L’ami cotcotprod, nous offre encore une fois un critique, cette fois-ci il a pris son courage à deux mains, s’est armé de sa copine et est aller affronter Wolfman de Joe Johnston avec Benicio del Toro, Hugo Weaving, Anthony Hopkins et Emily Blunt sorti en salle aujourd’hui.

Synopsis :

Tiré du classique des films d’horreur Universal, The Wolfman revisite le mythe de l’homme maudit et ses origines primales. Benicio Del Toro (lauréat à l’Oscar) incarne Lawrence Talbot, un aristocrate torturé que la disparition de son frère force à revenir au domaine familial. Contraint de se rapprocher à nouveau de son père (Anthony Hopkins, lauréat à l’Oscar), Talbot se lance à la recherche de son frère…et se découvre une terrible destinée.

L’enfance de Lawrence Talbot prit fin à la mort de sa mère. Ayant quitté le paisible hameau de Blackmoor, il a passé plusieurs décennies à essayer d’oublier. Mais, sous les suppliques de la fiancée de son frère, Gwen Conliffe (Emily Blunt), il revient à Blackmoor pour l’aider à retrouver l’homme qu’elle aime. Il y apprend qu’une créature brutale et assoiffée de sang s’affère à décimer les villageois et que Aberline (Hugo Weaing), un inspecteur soupçonneux de Scotland Yard, est là pour mener l’enquête.

Réunissant petit à petit les pièces du puzzle sanglant, Talbot découvre une malédiction ancestrale qui transforme ses victimes en loups-garous les nuits de pleine lune. Pour mettre fin au massacre et protéger la femme dont il est tombé amoureux, il doit anéantir la créature macabre qui rôde dans les forêts encerclant Blackmoor. Alors qu’il traque la bête infernale, cet homme hanté par le passé va découvrir une part de lui-même qu’il n’aurait jamais soupçonnée.

Critique Wolfman

Après un réalisateur passé à la trappe en début de tournage (Mark Romanek, réalisateur de « Photo obsession », si tu nous lis…formidable), des dates qui ne cessaient d’être repoussées (le film était initialement prévu pour 2008), Danny Elfman débarqué un temps puis de retour dans le projet et un troisième monteur appelé à la rescousse à  un mois de la sortie du film… Bref, « Wolfman » soulevait beaucoup de questions et c’était à se demander si la malédiction prenait le pas sur ce projet.

Comme si à la base ce film n’avait pas déjà  un poids assez lourd sur les épaules car les adaptations de loups-garous sont très souvent mauvaises :

  • « Hurlements », le soi-disant film culte qui a très mal vieilli, des monstres ratés et un scénario pompeux.
  • « Twilight 2 », des peluches chochottes qu’on a envie de câliner.
  • « Le loup Garou de Londres », pas assez d’action malgré la superbe séquence de transformation qui reste, encore à ce jour, la plus belle au cinéma.
  • La saga « Underworld », où le côté malédiction est passé à la trappe.

Les seuls à m’avoir marqué sont « Wolf » (1994) où Jack Nicholson campait la bête et « Le loup-garou de Paris » (1998) qui était très drôle mais avec un  monstre en image de synthèse ridicule. Tout comme ce dernier était un remake  du « Loup garou de Londres »,  « Wolfman » est inspiré du classique de Georges Waggner, « Le loup-garou »(1941).

Dès la scène d’intro, on est mis dans le bain, la bête entre en scène puis le titre en lettre de sang apparaît. Ensuite viens la fameuse présentation des personnages, et je l’ai trouvé très dynamique à l’instar du film. Et grâce à la façon dont l’histoire s’enchaine, on ne voit pas le temps passé. Ne vous attendez pas non plus à une histoire hors du commun, par exemple, la love story est pas superbement travaillé (sans doute dû au montage, espérons une version longue dans le Blu-ray), mais on est bien là pour voir un loup-garou en même temps donc, faut pas trop en demander et savoir si on veut que ça bouge. Malgré ce petit bémol, les acteurs interprète magnifiquement bien leur rôle, avec une mention spéciale à Mr. Hugo « Smith » Weaving (« Matrix ») qui se fait trop rare mais quand il est là, c’est du lourd !

Concernant la bête, un immense bravo au maquilleur Rick Baker, habitué aux films de loup-garou et qui là, réalise le meilleur loup-garou de l’histoire du cinéma (au moins, celui que je voulais voir à l’écran^^). Faut dire qu’il est habitué le pépère Rick (« Le loup garou de Londres » c’est lui). Le mythe est là, homme tourmenté par sa malédiction le jour, cruellement sauvage la nuit. Un monstre qui découpe, arrache, démembre tout ce qu’il y a sur son passage. Ce qui me semble curieux, c’est que ce film est tous public alors que la violence règne pendant tout le film avec des passages qui m’ont fait flippé (et je suis pas habitué à avoir peur facilement… au cinéma en tout cas^^).

Le son qui prend une grande importance dans un film comme celui-ci est génial. On est vraiment dans l’ambiance. Pareil pour les décors, surtout ceux d’extérieur qui recrée un Londres à l’honneur en ce moment (« Sherlock Holmes »)

Notons que « Wolfman » va d’ailleurs relancer le genre car plusieurs films de loup-garou vont sortir, dont le remake de « Hurlements» et « 13Hrs », une sorte de huis clos avec des gros poilus.

Vous l’avez compris, j’ai été conquis par ce film qui est un excellent divertissement mais qui, je pense, n’intéressera que les amateurs de montres et cie (pas le Pixar, hein…désolé, blague de m****) et les curieux voulant se payer une petite dose de sensation fortes en se faisant peur. Le seul défaut du film a été les jeunes cons de derrière en train de dire au moment cruciaux : « Là, ça va faire peur….HAAAAAA ! ». Expérience que, j’espère, vous ne vivrai pas en voyant ce film qui est à hurler de plaisir, pleine lune ou pas.

Greg (Cotcotprod)