À l’occasion de sa sortie le 19 novembre 2012 en coffret DVD et Blu-ray, j’ai eu l’occasion de pouvoir tester la version BRD du film Demain quand la guerre a commencé (on dirait le titre compliqué d’un film français…) qui a pu passer dans mon lecteur afin de vous proposer la critique suivante ;)
Alors, que penser de cette adaptation du roman Tomorrow, When the War Began de l’écrivain australien John Marsden ?
Juste pour information, Tomorrow, When the War Began est le 1er roman de toute une série (7 apparemment sans compter les spin-off s’intéressant à Ellie, l’un des personnages principaux).

Coté casting, nous retrouvons Caitlin Stasey, Rachel Hurd-Wood, Lincoln Lewis, Deniz Akdeniz, Phoebe Tonkin, Chris Pang, Ashleigh Cummings et Andy Ryan (la plupart sont des habitués de direct-to-DVD pour le moment).

Synopsis :

Un groupe d’adolescents partis en camping découvrent à leur retour que leur pays a été envahi par une armée étrangère. Face à cet ennemi de l’ombre ils décident de prendre les armes. Pour eux, leur guerre vient de commencer…

Je tiens à préciser que je n’ai jamais lu le roman dont est adapté le film. Je ne pourrai donc pas parler à proprement parler si cette adaptation est fidèle ou pas, mais juste donner mon avis sur le film.

Rappels concernant la version testée :


Format : Format 2.40 – Écran 16/9eme compatible 4/3 – Couleur
Langues : Français 5.1 DTS-HD Master Audio, Anglais 5.1 DTS-HD Master Audio
Sous titres : Français
Durée : 103 minutes
Bonus :
-Making Of (26′)
-Interviews : Caitlin Stasey, Rachel Hurd-Wood, Lincoln Lewis, Deniz Akdeniz, Phoebe Tonkin, Chris Pang, Ashleigh Cummings, Andy Ryan, Stuart Beattie
-Commentaires audio (VO) : le scénariste/réalisateur Stuart Beattie, les producteurs Andrew Mason & Michael Boughen, John Marsden commente des scènes du film et parle du casting
-Interview de John Marsden (24′)
-Lecture de 3 passages du livre par John Marsden
-Les effet spéciaux
-Fin alternative
-Bêtisier

Passons au test maintenant !

Matériel audio-vidéo utilisé
Le test a été effectué sur un téléviseur LCD Sony KDL-40EX500 et sur un lecteur Blu-ray 3D de la même marque, le Sony BDP-S470.

Qualité graphique du Blu-ray

  • Boîtier : Le boîtier est contenu dans un fourreau en carton. Mais j’aimerai bien qu’un jour les éditeurs prennent des visuels différents entre le boîtier et le fourreau car je ne comprends pas vraiment l’idée d’avoir exactement la même chose imprimée entre les 2 supports. Je ne pourrai pas vous raconter beaucoup plus de choses dessus, on remarque juste qu’on souhaite bien nous indiquer que dans ce film il y aura des jeunes et surtout de l’action en pagaille.
  • Verdict : ★★★½☆

  • Menu : Le menu est très classique : les options sont présentées sur un arrière-plan contenant certaines scènes du film. L’éditeur s’est contenté du strict minimum, il n’y a pas vraiment de recherche d’originalité mais on retrouve tout ce que l’on recherche (film, chapitres, options linguistiques et bonus).

Verdict : ★★★☆☆

Qualité technique du Blu-ray

  • L’image : La photographie est l’un des points forts du film, d’autant que l’on remarque bien que les producteurs/éditeurs veulent mettre l’accent sur le côté très « action » du film. L’image est donc parfaitement nette, aucun reproche à faire de ce côté là.
    Les effets spéciaux sont largement au niveau des grandes productions pour ce film qui sort directement en DVD/BRD. En même temps, avec un budget de presque 30 millions de dollars (ce qui est quand même assez conséquent pour un film sortant directement sans passer par la case cinéma) on n’en attendait pas moins de leur part. Des cascades, des explosions de partout. Bref, les scènes d’action en mettent plein la vue et c’est tant mieux pour nos yeux.

Verdict : ★★★★☆

  • Le son : On retrouve sur ce disque 2 bandes sonores : une en français et une en anglais qui sont toutes les 2 en 5.1 DTS-HD Master Audio, ce qui est plutôt une bonne habitude de la part de Metropolitan Filmexport. C’est donc un bon point à noter car souvent lorsque l’on a droit à du 5.1 DTS-HD Master Audio pour notre langue, la bande anglaise se retrouve alors limitée à du 5.1 DTS (donc 1509 kb/s).
    Le doublage est en général correct. Seul celui d’Ellie m’a semblé faire un peu trop « petite fille » avec parfois l’impression d’avoir une fille hystérique alors que ce n’était pas le cas. Mais pour le reste, je n’ai pas vraiment de reproches à faire.
    Ici, vous pourrez pleinement exploiter votre home-cinéma (si vous en avez un bien sur). Mais si comme moi vous avez seulement vos enceintes de télévision pour la sortie, vous serez bien évidemment bridé pour pouvoir profiter à pleine puissance de la bande sonore…
    Quant à la BO, elle est clairement destinée aux jeunes avec des ambiances très pop.
    Rien de particulier à noter, Metropolitan fait ici comme toujours du bon boulot au niveau de la piste sonore;)

Verdict : ★★★★½

Bonus
Dans les bonus, vous aurez droit à un making-of de presque 30 minutes, des interviews des acteurs et du réalisateur, des commentaires audio du réalisateur, des producteurs. On a droit aussi à l’intervention de l’auteur du livre dont est adapté le film, qui commente certaines scènes.
On trouve aussi un (trop) court reportage de 3 minutes sur les effets spéciaux où l’on remarque à quel point les incrustations se font de manière naturelle dans les décors du bush australien.
Enfin, on retrouve une fin alternative et un petit bêtisier.
En bref, on trouve pas mal de contenus mais j’ai trouvé bizarre la façon dont est organisé le menu : on retrouve des interviews à la fois dans le menu « Les acteurs », puis ensuite devoir aller dans un autre menu pour continuer avec l’interview de Stuart Beattie. En fait, ils ont organisé les menus parfois par type d’intervenant (Acteur, Réalisateur, Auteur), parfois par type de bonus (Commentaire audio, Bêtisier, Fin alternative).
Notez aussi que Metropolitan a rajouté dans ses bonus un menu Internet où il présente son site… Internet évidemment. Bien que l’action soit louable, j’aurai préféré un papier dans le boîtier qu’un menu dans le disque pour avoir droit à de la publicité pour le site internet de l’éditeur…

Verdict : ★★★★☆

Conclusion
Bon déjà quand on m’a proposé de tester cette sortie, j’ai immédiatement pensé au film L’aube rouge (Red Dawn). Je n’ai pas encore vu le film, mais je connaissais son synopsis et j’avoue avoir été troublé par la ressemblance avec celui de Demain quand la guerre a commencé (j’ai vérifié d’abord que le livre est sorti après le film). Mais la ressemblance s’arrête sans doute là. En effet, Demain quand la guerre a commencé est classé tout public alors que L’aube rouge est interdit aux moins de 13 ans. En fait, Demain quand la guerre a commencé s’adresse clairement aux jeunes. Un peu à la façon d’un Hunger Games où les producteurs essaient de nous fournir un scénario « adulte » comportant des morts parfois atroces, des réflexions sur le droit à la liberté ou sur la rébellion, ici aussi c’est un peu la même chose. Les 7 (voire 8 ensuite) jeunes sont confrontés à une réalité dure et violente, et doivent alors prendre leur destin en main. Mais cette classification en tout public est pour moi un frein, car si les producteurs et le réalisateur souhaitait vraiment aller au bout de leurs idées, un classement -12 aurait permis d’avoir un film plus réaliste au niveau de la violence. Car malgré le fait que ça soit une guerre, les personnages restent étonnamment propres, on est dans une sorte de bipolarité où soit la personne est touchée, soit elle est complètement indemne et semble sortir de la douche.
On a aussi droit à certains clichés : l’asiatique qui pratique les arts martiaux, la jeune fille extrêmement croyante, la blonde qui ne se déplace jamais plus loin que son esthéticienne. Bien sur, certaines de ces idées disparaissent au fur et à mesure du film, mais ils sont quand même présents au début. Le jeu des acteurs n’est pas mauvais, mais sans pour autant briller. Mais là où le bat blesse, c’est quand on se rend compte des messages-clichés clairement orientés à plaire au jeune public. L’exemple le plus frappant : sur les 7 principaux personnages, le scénario arrive à nous caser 3 histoires d’amour (6/7, presque un combo) sans vraiment apporter un plus au scénario.

Au final, Demain quand la guerre a commencé est un film plutôt à réserver aux moins de 35 ans car malgré le fait qu’il y ait des scènes d’action bien réalisées, le fait de rajouter des histoires d’amour à (presque) tous les personnages plaira surtout aux ados. Mais si vous avez aimé Hunger Games pour son côté « spectaculaire », alors vous devriez aimé de la même façon Demain quand la guerre a commencé. Pas le film d’action de l’année, mais pour un direct-to-BRD cette œuvre mérite largement le coup d’œil.

NB : je reprécise encore une fois que je n’ai pas lu le livre, donc je ne sais pas exactement la façon dont est écrit l’œuvre et si elle est clairement tournée vers la jeunesse comme le film.
D’ailleurs si quelqu’un a lu le livre, j’aimerai bien savoir s’il est destiné plutôt aux ados ou aux adultes.

Verdict final : ★★★★☆

Images supplémentaires :

Commander vos copies sur Amazon :

N’hésitez pas à commander à partir de notre boutique ;)