Loup - Affiche France

Nicolas Vanier le baroudeur et réalisateur de film ayant toujours comme sujet la nature et les animaux, revient une nouvelle fois avec le film « Loup », comment pouvais-je ne pas en parler.
Les images sont sublimes et la présence de loups dans ce film nous donne encore plus envie de plonger dans celui-ci à la découverte des Évène et du grand nord.

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Synopsis : Sergueï est un Évène, ces nomades éleveurs de rennes qui vivent dans les montagnes de Sibérie orientale. A l’âge de 16 ans, Sergueï est nommé gardien de la grande harde du clan de Batagaï.
Ce clan – dont le chef n’est autre que son père – est composé de quatre familles et de leur harde de 3000 rennes qu’ils conduisent d’un alpage à l’autre au gré des saisons. Dans cette
immensité, le loup rôde et menace en permanence les rennes ; unique richesse et fierté des Évènes.
Dès son plus jeune âge, Sergueï a appris à chasser et abattre les loups sans état d’âme. Jusqu’au jour où sa rencontre avec une louve et ses quatre adorables louveteaux va bouleverser toutes ses certitudes… C’est à cet instant que sa vie bascule.
Pour protéger « ses » loups, Sergueï va transgresser les lois millénaires de son peuple et ainsi trahir son père et son clan. Dans l’insouciance de sa jeunesse, Sergueï va braver l’interdit : le jeune garçon et les louveteaux vont mutuellement s’apprivoiser. Par amour, il partagera ce lourd secret avec la belle Nastazia. Mais c’est sans compter que le loup garde son instinct de prédateur…

Notes de production

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Un peuple préservé

Au cours de ses premiers voyages dans le Grand Nord, Nicolas Vanier avait été déçu par l’image que les Indiens et les Inuits donnaient d’eux-mêmes : “Ils circulent à motoneige, touchent les chèques de leur gouvernement et sont souvent en proie à des problèmes d’alcool.
En revanche, quand j’ai rencontré pour la première fois les Évènes, au début des années 90, j’ai eu l’impression de remonter le temps, tant ils étaient à part. Ces hommes ne sont pas motivés par l’appât du gain car ils sont coupés du monde par les montagnes de Verkhoïansk qu’aucune route ne rejoint. Ils vivent en quasi autarcie dans un territoire grand comme la France. Leur nombre doit avoisiner les 2500. Ils mangent rennes, s’habillent rennes, vivent rennes puisqu’ils suivent les troupeaux dans leurs transhumances.”

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L’harmonie avec la nature

Pour son premier long métrage de fiction, Nicolas Vanier s’est inspiré de son livre éponyme, Loup. “Les hardes sont regroupées une fois par an dans un village où une organisation se charge de la commercialisation de quelques têtes de troupeau. L’argent recueilli permet aux Évènes d’acheter sel, munitions, thé, etc. Mais les clans se croisent également dans l’année. Le film commence d’ailleurs par la visite d’un groupe voisin où naît une histoire d’amour entre le héros, Sergueï, et la belle Nastazia.”
Pour Nicolas Vanier, les Évènes incarnent l’harmonie parfaite entre l’homme et la nature :
“Ils sont l’exemple absolu de ce qui peut se faire de mieux en matière de vie durable. Si on revient les voir d’ici un siècle, il y aura autant de rennes, de mouflons et d’animaux sauvages qu’aujourd’hui. Ils font l’inverse de nous qui mangeons la poule au lieu de manger les oeufs.
Nous prélevons plus que de raison en réduisant le capital des générations futures. Cela paraît banal mais les Évènes ont compris cela depuis longtemps. C’est cette harmonie que j’ai voulu retranscrire dans cette fiction et c’est pour cela qu’ils ont accepté naturellement d’être acteurs de ce film car ils ont conscience du péril qui les menace. Ils parlent par exemple de compagnies russes qui braconnent et dévastent les forêts.”
Ce qui n’empêche pas les Évènes d’être heureux : “C’est un peuple qui rit de tout, en permanence. Ces hommes ont des rides de bonheur. Ils finissent par ressembler à ce qu’ils sont : des gens heureux. C’est l’un des sens du film. Un peuple qui n’a rien au sens que nous accordons au verbe “avoir”, mais qui a tout car les Évènes sont profondément et simplement heureux, ivres de liberté.”

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Des loups en liberté
Pour les loups, Nicolas Vanier n’a eu recours à aucun artifice. “Tout au long de mes voyages dans les pays “d’en haut”, il m’est arrivé de croiser les seigneurs de ces terres sauvages. Parfois dans des face-à-face qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Je leur voue une véritable admiration. S’ils sont craintifs et ne s’attaquent pas spontanément à l’homme, le traîneau à chiens est en revanche le meilleur aimant à loups. L’attelage est alors considéré comme une meute concurrente sur leur propre territoire. Du coup, les loups s’approchent pour voir de quoi il s’agit… C’est ainsi que j’en ai vu beaucoup, vraiment beaucoup. Le loup demeure un animal impossible à apprivoiser. Pour le film, nous avons travaillé avec des loups un peu habitués à la présence humaine, mais pas dressés. Toute la complexité du tournage – le subtil équilibre à trouver en permanence – consistait à faire évoluer les loups librement afin qu’ils aient un comportement totalement naturel. C’est la marque de fabrique de mes films !
Il fallait inventer des systèmes, des combines, pour provoquer spontanément des déplacements, des attitudes, des actions qui servaient notre histoire…”

Site Officiel : http://www.loup-lefilm.com/

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