Metropolitan FilmExport a eu l’amabilité de nous faire parvenir l’affiche Française du film Infectés (Carriers) (qui vient à peine de sortir du moule) suite à la diffusion de la première bande-annonce mis en ligne avant-hier sur le blog, en même temps le fichier était accompagné du communiqué de presse qui est plutôt intéressant car on apprend comment a été mis en œuvre ce film, la genèse du film en gros avec 4 stades des Infectés, bref j’aime bien et on voit que le H1N1 n’était pas loin, de quoi donner des idées de film dans le même style encore et encore :D

Infectés - Affiche France

Ils fuient pour échapper à une catastrophe mais ils ne pourront pas éviter ce qu’ils portent de plus sombre en eux. INFECTÉS ne nous place pas face à une quelconque catastrophe sanitaire, mais face à ce que l’âme humaine cache de plus noir et de plus redoutable. On ne le soupçonne jamais, jusqu’à ce que les circonstances nous obligent à le révéler. Quatre jeunes gens recherchent un refuge désespérément. Dans leur quête, ils vont affronter ceux qui, comme eux, veulent survivre. Avant d’avoir une chance d’atteindre leur destination, ils découvrent leurs propres limites. Ils vont faire la route ensemble, jusqu’au bout de l’humanité…

Infectés - Photo Promo 02
STADE 1 : LE PIRE N’EST QUE LE DÉBUT

Les cinéastes espagnols Àlex et David Pastor ont eu l’idée d’INFECTÉS en regardant les tout premiers reportages sur la grippe aviaire. Àlex Pastor raconte : « Nous nous y sommes intéressés un peu avant tout le monde, quand le sujet ne faisait pas encore les gros titres des journaux. C’était terrifiant, mais nous ne voulions pas nous contenter de faire un film sur une pandémie. »

En grands fans de films apocalyptiques comme MAD MAX de George Miller et LE TEMPS DES LOUPS de Michael Haneke, les frères Pastor ont choisi une approche différente. Àlex Pastor reprend : « Dans ces films, ce sont les personnages qui font avancer l’histoire. Finalement, le sujet principal n’est pas tant la catastrophe que l’impact qu’elle a sur les gens et la manière dont ils se comportent dans des situations extrêmes. »

David Pastor ajoute : « La pandémie est une chose très abstraite dans le film.

En fait, elle n’est jamais mentionnée dans le scénario. On entend juste quelques bribes d’informations à la radio quand les personnages sont en voiture. C’est un monde où il n’y a presque plus personne, et où il n’existe plus ni lois ni code moral. »

Le producteur Ray Angelic déclare : « INFECTÉS est davantage une étude de caractères dramatique dans un contexte horrifique qu’un film d’horreur traditionnel

ou un film de genre. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne plaira pas aux fans de

films de genre. Nous adorons les films d’horreur, mais avec INFECTÉS nous avons utilisé le contexte du genre pour raconter une histoire sur des personnages et ce qu’ils endurent. »

Le producteur Anthony Bregman observe : « Le plus effrayant dans cette histoire n’est pas la maladie. Le plus terrifiant, ce sont les gens et ce qu’ils font à leurs semblables quand ils sont sous pression. C’est un sujet rarement abordé dans les films. »

Cette approche a conquis les producteurs. Ray Angelic explique : « INFECTÉS est un thriller dramatique intense qui repose sur ses personnages. Plusieurs scènes du film illustrent leur évolution et mettent en avant la nécessité de faire confiance à leurs instincts les plus basiques pour survivre. Durant leur voyage, ils vont vivre des choses atroces. Le public va certainement détourner les yeux ou être choqué par

certaines scènes, mais il n’y a pas de zombies en train de courir dans les rues. Le fond de l’histoire est très réaliste. »

Ce réalisme est ce qui tient les spectateurs en haleine et les amène à s’inquiéter pour les personnages tout au long du film. Anthony Bregman raconte : « Ce qui rend cette histoire si effrayante n’est pas une maison hantée, un cas de possession démoniaque ou quelque chose du même genre. L’effroi naît du fait qu’il s’agit d’une situation très réaliste à laquelle nous pourrions tous être confrontés. Pour moi, les histoires de ce genre sont les plus effrayantes. Cela pourrait très bien arriver dans un futur proche, et c’est ce qui fait vraiment froid dans le dos. »

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STADE 2 : SURVIVRE

INFECTÉS raconte l’histoire de quatre jeunes adultes qui essaient d’échapper à la pandémie, et dont les choix durant leur périple vont faire voler en éclats leur innocence et opposer leur survie en tant que groupe à leur survie en tant qu’individus.

Les producteurs ont eu la chance de trouver de jeunes acteurs capables de jouer aussi bien l’innocence que possèdent les personnages au début du film que leur évolution en personnes qu’ils n’auraient jamais imaginé devenir un jour.

Brian, l’aîné des deux frères, est joué par Chris Pine qui a récemment interprété James T. Kirk dans le blockbuster de J.J. Abrams, STAR TREK. Chef du groupe, Brian est un jeune homme viril et courageux très différent de son jeune frère, Danny. Chris Pine explique : « Mon frère était le chouchou, nos parents l’adoraient et il avait tout ce qu’il voulait. C’était le plus intelligent, il était promis à un bel avenir alors que mon personnage, Brian, a quitté l’école à quinze ans et a fait des petits boulots. Lui n’est pas vraiment la réussite de la famille… C’est le genre de gars qui ne prend pas toujours le temps de réfléchir avant d’agir. Il pense d’abord avec ses poings. Il essaie de garder la tête froide pour protéger le groupe, mais il doit sans cesse lutter pour maîtriser son impulsivité. »

Le jeune frère de Brian, Danny, est l’opposé de son aîné. Âgé de 18 ans, il avait une bourse d’études et toute la vie devant lui, mais il abandonne tout pour accompagner son frère et deux amies dans un voyage qui devient chaque jour un peu plus abominable. Àlex Pastor explique : « Il a une bourse, toutes les chances de faire quelque chose de bien de sa vie, et d’un seul coup, il perd tout. »

Anthony Bregman connaissait bien Lou Taylor Pucci pour avoir vu ce dont celui-ci était capable dans la comédie qu’il avait produite en 2005 pour This is That, ÂGE DIFFICILE OBSCUR de Mike Mills. Il pensa tout de suite à lui pour le rôle de Danny.

Le jeune acteur note : « Anthony est un type incroyable, j’ai entièrement confiance en lui. Quand j’ai lu le scénario, je n’avais pas très envie de jouer ce personnage, mais en m’y intéressant un peu plus j’ai réalisé qu’il accomplissait des choses qu’il ne voulait pas faire et que c’était justement le sujet du film : la situation les pousse à commettre des actes très durs pour survivre. »

La jeunesse apparente de Lou Taylor Pucci masque une compréhension profonde du personnage qu’il interprète. Chris Pine raconte : « Même silencieux, Lou a une présence très forte à l’écran. Ce regard profond et sérieux qu’il a, c’est une chose qui ne s’apprend pas. Quand il joue, on est toujours certain qu’il donne tout ce qu’il a. »

Si Brian a peu de choses en commun avec son frère, sa petite amie Bobby, qui est jouée par Piper Perabo, lui ressemble par contre beaucoup. David Pastor explique : « Bobby est une fille qui a son franc-parler et qui entretient une relation très « copain-copain » avec son petit ami, Brian. »

Les frères Pastor avaient vu Piper Perabo interpréter un personnage semblable dans REBELLES de Léa Pool et savaient qu’elle était l’actrice qu’il leur fallait. Les scénaristes et réalisateurs racontent : « Elle jouait une jeune collégienne catholique très sûre d’elle, drôle et désinhibée. Nous avions vu le film et nous savions qu’elle était très proche de ce que nous recherchions. Le fait que Piper ressemble autant à

Bobby était pour nous un avantage. Piper est une jeune femme qui a du caractère et qui n’a pas peur de jouer des rôles un peu masculins. »

Le dernier membre du groupe est Kate, une fille à qui Danny a donné des cours et dont il est secrètement amoureux. Sous les traits d’Emily VanCamp, qui a joué dans « Brothers & Sisters », Kate est celle qui évolue le plus durant le film, passant d’une jeune fille timide et en retrait à une jeune femme prête à abandonner un de ses compagnons de route pour survivre.

L’actrice explique : « Kate a grandi dans une famille riche qui vit dans les beaux quartiers, elle est donc un peu à part dans le groupe. Elle ne sait pas du tout comment se comporter avec les autres parce qu’ils sont bruyants, chahuteurs et ont des manières détestables à ses yeux. Elle est très calme et timide, et elle n’arrive pas à les comprendre. Malgré cela, elle va trouver comment utiliser sa différence pour manipuler la situation à son avantage. Elle n’a pas la force de caractère nécessaire pour prendre la parole, s’imposer et dire ce dont elle a besoin, mais elle sait comment faire tourner les évènements en sa faveur. »

Àlex Pastor ajoute : « Elle a l’habitude d’être aidée par les autres, mais elle prend soudain conscience que tout le monde ne pense plus qu’à sauver sa propre peau et qu’elle doit avoir une longueur d’avance sur eux pour rester en vie. Des quatre personnages, c’est celui qui est prêt à aller le plus loin pour survivre. »

Emily VanCamp raconte : « J’avais envie de faire quelque chose de différent. INFECTÉS était parfait parce que bien que mon personnage ressemble à celui que je joue depuis des années à la télévision, il se transforme complètement et je trouvais cela très intéressant. »

Travailler en extérieurs et vivre et manger ensemble tous les jours au Nouveau-Mexique pendant toute la durée du tournage a créé entre les acteurs un lien très fort qui se ressent à l’image. Piper Perabo raconte : « Nous nous entendions vraiment très bien tous les quatre. Heureusement, parce que nous avons passé beaucoup de temps ensemble ! Nous avons mangé ensemble, habité ensemble, et cela a créé entre nous une intimité bien utile pendant le tournage. »

Le casting est complété par Christopher Meloni, la star de « New York : Unité spéciale », qui fait une apparition bouleversante dans le rôle d’un père à la recherche d’un remède pour sa petite fille infectée, et qui demande aux quatre voyageurs de l’aider. Anthony Bregman explique : « Ce personnage se retrouve dans une position d’infériorité. Il est à leur merci mais Christopher l’a merveilleusement bien joué. Il ne perd ni sa force ni sa dignité, et comprend les règles de ce nouveau monde. »

STADE 3 : CE QU’IL RESTE DU MONDE

Pour les frères Pastor, porter à l’écran une histoire qui pourrait arriver dans le monde réel exigeait de la raconter de la façon la plus réaliste possible afin d’en souligner toute l’horreur. David Pastor explique : « Comme nous ne parlons pas de la pandémie elle-même, mais des réactions des gens face à elle, l’histoire est encore

plus effrayante parce qu’elle se déroule dans un environnement réaliste. »

Les frères Pastor ont choisi le Nouveau-Mexique et le Texas pour raconter leur histoire. Anthony Bregman explique : « Ce qui est formidable au Nouveau-Mexique, c’est qu’on y trouve des paysages très variés à des distances relativement courtes les uns des autres. À tout juste une heure de route d’Albuquerque, où nous étions basés, nous pouvions tourner dans des endroits vallonnés, complètement plats, désertiques ou couverts de fleurs. C’était très important parce que le film étant un road movie, nous avions besoin de donner l’illusion que les personnages voyagent sur une longue distance, une chose difficile à faire quand vous tournez près de Joshua Tree ou Palm Springs où il n’y a que du désert, du désert et encore du désert. »

Bien que la plus grande partie du film se déroule dans le désert, la production a vécu une expérience intéressante avec la météo de la région. Anthony Bregman raconte : « Nous avons tourné pendant ce qui a été l’été le plus humide de toute l’histoire du Nouveau-Mexique. Certaines parties du désert étaient en pleine floraison et il y avait des plantes et des fleurs partout. C’est intéressant de voir comme cela participe à l’histoire parce que dans ces poches de pure beauté se déroulent des choses absolument horribles. Les gens s’entretuent et meurent. L’espoir d’une survie de l’humanité diminue, mais le monde continue de tourner. Et la beauté du monde existe toujours, même si nous ne sommes plus là pour en profiter. »

L’esthétique du film devait avoir ce que les frères Pastor ont appelé une « horrible beauté ». Ray Angelic explique : « L’univers visuel du film devait refléter son histoire. Le look devait être naturel, authentique par certains aspects ; il ne devait être ni sale ni travaillé à outrance. L’image devait être très réaliste et en même temps très belle, une chose que notre directeur de la photographie, Benoît Debie, a parfaitement su rendre. Il a fait un travail formidable en éclairant le film d’une façon très naturelle. Partout où nous tournions, il n’y avait pas d’électricité et cela a été un véritable défi pour lui. Dans ces conditions, c’était très difficile d’éclairer les intérieurs. Même avec les intérieurs de nuit, le film devait rester réaliste, et cela signifiait opter pour une image très sombre, presque obscure. Benoît a fait un excellent travail en donnant beaucoup de style au film tout en conservant une image très naturelle. »

L’apparence des personnages infectés par le virus a été confiée à des experts des maquillages spéciaux, Todd McIntosh et Stephan Dupuis. Todd McIntosh a étudié de nombreux livres sur différentes souches de grippes, dont la « Grande Tueuse », la grippe espagnole de 1918. Il explique : « Cette grippe provoquait une décoloration de la peau qui devenait d’un bleu-violet si foncé qu’on ne pouvait plus discerner les Blancs des Noirs. Cela a été notre point de départ pour les différents stades de la maladie que nous devions montrer dans le film. »

Pour les besoins du film, il était en effet nécessaire de montrer plusieurs aspects des malades. Todd McIntosh précise : « L’évolution de la maladie est très intéressante. Au début, quand elle se répand dans la population, les gens tombent malades mais n’en meurent pas. Par la suite, quand l’épidémie bat son plein, la maladie est devenue tellement virulente que vous pouvez mourir en quelques minutes dans la rue. Vous pouvez être assis dans un bus, et d’un seul coup la personne assise à côté de vous meurt. Comme cela va très vite, nous avons essayé de créer un maquillage différent pour chaque stade afin d’aider les spectateurs à suivre la progression de la maladie. »

Todd McIntosh ajoute : « Après plusieurs tests devant une caméra, nous avons réalisé que les maquillages ne parvenaient pas à créer l’effet recherché de façon suffisamment marquée. Nous avons donc fabriqué de nombreuses prothèses pour les rendre plus impressionnants, comme des paupières et des lèvres gonflées et des yeux injectés de sang. Nous nous sommes inspirés des effets réels de la maladie, mais c’est un peu notre propre version de la réalité. »

L’environnement hyperréaliste créé par les frères Pastor pour le film était tellement réussi que la population locale a cru qu’il se passait vraiment quelque chose de grave. Ray Angelic raconte : « Nous étions en train de filmer dans une rue avec des boîtes sur lesquelles était marqué « RESTES HUMAINS » et nous avions aussi placé un cordon de sécurité tout autour de la rue. Les gens venaient nous voir et nous demandaient : « Que se passe-t-il ? Que devons-nous faire ? Oh mon Dieu, est-ce qu’il faut rentrer les enfants à la maison ? ». Ils pensaient que c’était réel, ce qui pour moi était formidable à entendre en tant que producteur. Après cela, je savais que les spectateurs allaient eux aussi y croire ! »

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STADE 4 : CE QU’IL FAUT SACRIFIER

Dès le début du projet, les frères Pastor ont voulu raconter l’horreur des ravages causés sur la population par la pandémie, mais aussi et surtout comment les gens dans cette situation se comporteraient face à des choix les forçant à agir contre leur code moral et toutes leurs valeurs pour survivre. Anthony Bregman raconte : « Dès qu’ils ont commencé à diriger le film, il était clair qu’Àlex et David allaient mettre en avant le côté humain de l’histoire, et que c’était ce qui allait la rendre encore plus horrible. »

Le monde d’INFECTÉS est un monde de méfiance et de paranoïa. David Pastor explique : « Ces quatre personnages – deux frères, la petite amie du frère aîné et ne fille dont le plus jeune frère est amoureux – prennent la route pour échapper à la pandémie. Durant les quatre jours que dure leur périple, ils vont être placés dans des situations qu’ils n’auraient jamais imaginées et qui vont les obliger à prendre des décisions très difficiles, parfois même immorales, pour survivre. Cela ébranle d’abord leurs convictions, puis leur fait perdre graduellement toute humanité tandis qu’ils luttent pour rester en vie. »

Anthony Bregman raconte : « Il y a dans le film des scènes qui mettent vraiment très mal à l’aise, pas à cause du sang ou d’un serpent qui sort de la tête de quelqu’un, mais à cause de ce que font les personnages. Ce qui met mal à l’aise, c’est de voir ce dont les gens sont capables. C’est ce qu’il y a de plus noir dans cette histoire : le fait que des personnes tout à fait normales, comme vous et moi, deviennent capables, non par cupidité ou par méchanceté, mais juste en étant confrontées aux réalités d’un monde post-pandémique, de faire des choses horribles et de devenir des êtres qu’elles n’auraient jamais cru devenir un jour. C’est ce qu’il y a de plus effrayant parce que même si nous le refusons, nous savons au fond de nous-mêmes que nous ferions peut-être pareil. »

David Pastor note : « C’est une histoire très actuelle, à cause de la pandémie de la grippe A/H1N1 que nous avons connue très récemment, mais aussi parce qu’elle nous oblige à nous demander ce que nous ferions de notre morale dans une situation de chaos et d’anarchie, comme à La Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina. Quand la situation est désespérée, les gens peuvent devenir de véritables monstres pour survivre. »

David Pastor ajoute : « INFECTÉS est une mise en garde. Le but n’est pas de nous pousser à nous préparer à une pandémie, mais de nous faire réfléchir à notre façon d’agir si cela devait arriver. »

Àlex Pastor conclut : « C’est un film d’horreur qui n’oublie pas pour autant les sentiments humains – même si ce sont des sentiments parfois très noirs… »