
Depuis le 21 Novembre de DVD / Blu-Ray du film Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal est disponible a la vente, a l’occasion des fêtes de Noël vous pouvez faire plaisir a l’un de vos proche en lui offrant le DVD/Blu-Ray ou bien prendre le temps de lire, 3 interviews a commencer par celle de Harison Ford, suivi de Shia LaBeouf et Karen Allen !
Interview d’Harrison Ford :
Q: Vous rappelez-vous de la première fois que vous avez été choisi pour le rôle d’Indiana Jones ?
FORD: Tom Selleck avait été sélectionné pour ce rôle mais sa chaîne a utilisé son contrat pour l’empêcher de partir de la série télé dans laquelle il jouait [Magnum], ce que je ne savais pas à l’époque. J’ai reçu un appel de George [Lucas] qui me demandait de lire un script. Après avoir lu le script il m’a demandé de venir rencontrer Steven Spielberg chez lui. Je ne l’avais jamais rencontré auparavant. J’ai donc lu le script et j’étais vraiment enthousiaste à propos de ce que je venais de lire et du potentiel que ça avait. La rencontre s’est très bien passée et voilà.
Q: Il y a eu un certain nombre de rumeurs à propos de Tom Selleck et du casting. L’une d’entre elles disait que vous étiez le premier choix de George Lucas, mais du fait qu’il travaillait déjà avec vous sur American Graffiti et la trilogie Star Wars, il pensait qu’il était plus judicieux d’utiliser un acteur différent.
FORD: Je n’en ai aucune idée. Vous allez devoir demander à quelqu’un d’autre. Personne ne m’a approché pour ce projet avant ce que je viens de vous raconter. Mais si c’est le cas alors cette histoire devient encore plus étrange.
Q: Une autre rumeur raconte qu’à l’origine le personnage avait été appelé Indiana Smith.
FORD: Je n’ai jamais rien lu sur ce personnage qui soit associé au nom « Indiana Smith ». Je n’ai aucune idée de comment George a trouvé le nom actuel. Je sais qu’Indiana vient du nom de son chien de l’époque.
Q: George et Steven ont tous deux parlé du fait que ces films étaient inspirés par leur passion pour les feuilletons du samedi matin qui étaient diffusés dans les années 1950. Etiez-vous également un fan de ces films ?
FORD: Les feuilletons du samedi matin que je connaissais étaient Gene Autry et Hop Along Cassidy. Je n’en connaissais pas d’autres. Je connaissais surtout les westerns, que j’allais voir le samedi. Je ne me rappelle même pas des autres.
Q: J’aimerais revenir avec vous à vos débuts dans ce rôle. Comment avez-vous déterminé la manière de jouer Indiana Jones ?
FORD: J’ai commencé avec le script, et quand vous lisez qu’il se balade dans la jungle avec un fouet, un chapeau de feutre et un blouson en cuir, il devient impossible de s’éloigner du vrai caractère du personnage. Vous comprenez que ce type est particulier dans son genre et vous ne pouvez pas y échapper. Vous mettez ces vêtements et vous réalisez qui vous êtes et qui vous devez devenir. Le script était vraiment clair sur le type de personnage qu’est Indiana Jones. J’y ai vu une énorme opportunité, même si je devais porter une lourde veste en cuir au beau milieu de la jungle.
Q: Comment ont-ils choisi ces costumes iconiques ?
FORD: Un grand nombre de chapeaux et de vestes nous a été proposé. La veste a été réalisée sur mesure par Anthony Powell, notre costumier, en fonction des détails de l’époque. La femme de John Landis a également aidé avec la création des costumes. On lui a communiqué tous les petits détails pour le mettre à l’aise.
Q: Ces trois éléments [du costume] se sont retrouvés au Smithsonian Museum. Cela vous a-t-il flatté ?
FORD: Je pense que c’est une chose plutôt banale pour des costumes de finir dans un musée. Ce choix ne me paraît pas vraiment bizarre. C’est un personnage que nous avons créé en équipe avec l’ensemble des réalisateurs.
Q: Après le premier film Indiana Jones et les Aventuriers de l’Arche Perdue, il y a eu trois autres films. Quand vous remettez ce chapeau, est-ce que tout vous revient d’un seul coup ?
FORD: Tout a fait. J’ai une certaine expérience avec Indiana Jones désormais et de ce fait il n’est pas surprenant que le personnage fasse partie intégrante de moi. Par contre il est vrai que cette fois, après près de 20 ans d’absence, remettre ce costume était assez intéressant. Quand je l’ai fait, j’ai ressenti quelque chose de familier, quelque chose que je connaissais bien.
Q: Après avoir travaillé avec certains très grands réalisateurs tout au long de votre carrière, qu’est ce qui vous a impressionné chez Steven Spielberg ?
FORD: C’était sa souplesse et son talent pour la réalisation. Il arrive à avoir une vue d’ensemble. Il a une vision précise de la manière dont un film doit être fait, et il adore le faire, contrairement à d’autres, ce qui rend les choses beaucoup plus intéressantes.
Q: Tout au long de ces quatre films, avez-vous vu une évolution dans sa manière de travailler sur de tels projets ?
FORD: En effet, mais décrire exactement ce qui a changé s’avérerait plutôt difficile. Au cours des 20 dernières années, Steven a accompli deux fois plus de travail que n’importe qui en une vie entière. Il était indéniablement un très bon réalisateur quand nous avons terminé le précédant film ; maintenant il est toujours aussi formidable mais a davantage d’expérience et de maturité. J’ai vraiment apprécié l’opportunité qui m’a été donnée de travailler à nouveau avec lui.
Q: Il aime mettre les protagonistes de ses films dans des situations plutôt indésirables. Quand vous pensez aux challenges que vous avez du affronter, y en a-t-il qui vous ont vraiment impressionné et que vous avez pu réaliser ?
FORD: Il y a eu des séquences qui traînaient en longueur et qui étaient compliquées et particulièrement physiques. Je ne me rappelle pas de quoi que ce soit de particulièrement décourageant. En fait tout est découpé en différentes prises. Il n’y a rien eu de vraiment décourageant.
Q: Dans Indiana Jones et les Aventuriers de l’Arche Perdue, vous avez été tabassé, on vous a tiré dessus, traîné derrière un camion, etc. Vous deviez bien être physiquement préparé ?
FORD: J’étais physiquement préparé. Je savais le type de films dans lequel je m’engageais, donc j’ai fait des efforts pour être dans la meilleure forme physique possible. En fait ça a été le cas pour les quatre films. Je me suis blessé sur les deux premiers mais pas sur le troisième. La possibilité de se blesser était assez élevée, de ce fait avoir une bonne condition physique permet de réduire sensiblement les risques. C’était assez amusant de refaire toutes ces choses à nouveau.
Q: Vous avez eu des conditions météo horribles quand vous avez tourné cette scène en Tunisie
FORD: Ce n’était pas vraiment le temps mais surtout l’avion qui a roulé sur mon genou et m’a déchiré un ligament. Au moment où c’est arrivé nous étions au beau milieu de la Tunisie, là où il n’y a pas beaucoup d’options pour des soins médicaux, de sorte que j’ai du continuer comme ça jusqu’à la fin du film.
Q: Vous ne l’avez tout de même pas juste enveloppé dans de la glace pour continuer le tournage dans la foulée ?
FORD: Si, nous l’avons enveloppé et on s’en est sorti.
Q: Pourquoi pensez-vous que le personnage d’Indiana Jones est devenu si familier auprès des gens ?
FORD: Je pense qu’il y a plusieurs raisons pour lesquelles les gens affectionnent ce personnage. En premier lieu, ses histoires sont imprévisibles. Il y a des éléments qui sont uniques aux films – la combinaison d’éléments physiques réalistes et des éléments de science fiction qui se rapportent généralement à la religion. C’est aussi une histoire de gentils gars contre des méchants. Je pense que la chose la plus attirante dans ces films est la joie et le plaisir qu’on rencontre au fil de l’histoire.
Q: Les gens ont aussi apprécié votre sens de l’humour. Comment avez vous improvisé ces moments ? Comment avez-vous décidé de sortir le pistolet et de tuer le gars pendant le combat au sabre ?
FORD: En fait pour l’homme au sabre, je pensais à un tournage de trois jours autour du combat épée contre fouet le plus élaboré au monde. Je n’étais pas trop en forme à ce moment parce que 90% de l’équipe et moi-même souffrions de dysenterie. Le temps que j’ai passé en dehors de la caravane avec mon pantalon relevé se limitait à des périodes de 10 minutes. A chaque prise, j’étais prêt à partir à tout moment. Nous avions déjà filmé un combat au fouet avec un des méchants auquel nous étions confrontés suite à l’enlèvement de Marion. Du coup j’ai eu une impression de déjà vu. Après avoir été dans une voiture avec Steven pendant 45 minutes pour rejoindre le lieu du tournage, je lui ai dit que j’y avais réfléchi et qu’on devrait plutôt le tuer avec une balle. Nous sommes tous deux arrivés à la même conclusion, c’est-à-dire que cela correspondrait bien au caractère du personnage.
Q: Jusqu’à quel point faites-vous confiance à votre instinct sur le tournage ? Vous avez des réalisateurs et scénaristes de talent autour de vous, mais dans quelle mesure vous laissez-vous guider par votre instinct sur ce que le personnage ferait vraiment ?
FORD: Oh oui ! J’ai toujours donné mes suggestions aux réalisateurs parce que mes suggestions ne tombent pas du ciel. J’ai étudié le scénario, mon personnage et la situation, donc je me permets de faire des suggestions. George et Steven ont tous deux été très compréhensifs, ce qui a rendu le travail beaucoup plus agréable. Je fais confiance aux instincts des autres également, mais quand c’est vous qui êtes sur le terrain, ça vient naturellement. Nous ne nous sommes jamais disputés sur le sujet. Il faut proposer et essayer. Parfois ça ne fonctionne pas mais ça vaut toujours le coup d’essayer.
Q: On dirait que Steven a cette fascination de voir ses acteurs en conflit direct avec des animaux - des serpents aux insectes en passant par les rats. On ne sait jamais ce que son dernier film va inclure, que vous rappelez-vous de ces situations ?
FORD: Ils aiment utiliser ce genre de choses pour que les spectateurs s’agitent dans leurs fauteuils. C’est très certainement l’élément le plus prévisible dans ces films : il y aura des trucs dégoûtants. Ca ne me dérange pas du tout.
Q: Il y avait de vrais serpents …
FORD: Il y a eu beaucoup de serpents. Je n’ai jamais eu peur des serpents pour vous dire la vérité. C’était juste un tournage, ils ont même mis du Plexiglas comme protection pour l’attaque du cobra.
Q: Indiana Jones est un archéologue, et d’après ce que je sais il y a en eu plusieurs d’entre eux qui ont vraiment apprécié le film. Que saviez-vous de cette profession ; vous a-t-elle fasciné dès lors que vous avez endossé le rôle d’Indiana Jones ?
FORD: Ce qui m’a intéressé était de savoir où en était l’archéologie à la période en question en fait. Pour le premier film nous étions approximativement en 1940, donc j’ai lu les archives archéologiques de cette année et j’ai lu quelques trucs sur l’Arche d’Alliance. Je voulais me familiariser avec les éléments dont nous allions parler. J’ai effectué quelques recherches sur l’archéologie et son enseignement à l’époque.
Q: Est-ce une profession qui pourrait vous intéresser ?
FORD: Non.
Q: Il y a des histoires qui racontent que l’Arche existe toujours en Ethiopie et selon lesquelles une personne la garde avec pour ordre de tuer tous ceux qui tenteraient de s’en approcher.
FORD: Tous les éléments que nous avons utilisés dans ces films sont basés sur des légendes et des traditions bien établies, et le fait que beaucoup de gens y croient aussi fort est en soi-même quelque chose de paranormal.
Q: Nous allons maintenant pouvoir apprécier le quatrième opus d’Indiana Jones, et vous avez été le seul personnage récurrent. A-t-il été décidé à l’avance que les aventures incluraient seulement une nouvelle femme et de nouveaux adversaires ?
FORD: Oui. Je pense que c’est l’un des choix que nous avons faits pour garder la « fraîcheur » de la série. Je ne sais pas exactement quelle préparation a été nécessaire pour le deuxième film. Il a fallu 3 ans pour que le script apparaisse, donc je ne sais pas à quel point cela a été décidé. En fait nous l’avons un peu établi au fur et à mesure.
Q: Bien que vous nous ayez laissés comprendre que les films avaient pour objectif d’être amusants, certaines personnes ont trouvé que le deuxième opus, Indiana Jones et le Temple Maudit, est allé un peu trop loin en terme d’éléments graphiques, en particulier la séquence du dîner, et a également été un peu raciste. Est-ce que les critiques ont « sur-décortiqué » le film, et peut être est-ce nécessaire par leur nature de film de divertissement ?
FORD: Je pense que les films du genre auquel nous faisions référence ne sont pas vraiment conscients des stéréotypes auxquels ils font allusion. Il y a certains moments, peut être à cause du zèle de la réalisation du film, où l’on pourrait voir des références à d’autres cultures et éventuellement un « jugement » de la part de l’équipe de réalisation. Ca n’a pourtant pas été le cas. Nous n’avons jamais porté d’accusation sérieuse contre d’autres cultures.
Q: En tant qu’acteur, vous avez très certainement rencontré un grand nombre de cultures différentes pendant le tournage de tous ces films. Y a-t-il un endroit qui vous a particulièrement impressionné ?
FORD: J’ai adoré tourner au Sri Lanka. Ca a été l’endroit le plus extraordinaire. Venise était également époustouflante, surtout avoir accès aux rues et canaux du troisième épisode. J’ai vraiment aimé la culture du Sri Lanka. Nous étions dans un petit village et j’ai eu l’opportunité de manger de la nourriture locale et de monter un éléphant. Il y a eu pas mal de petites choses comme ça qu’en temps normal on n’a jamais l’occasion d’essayer dans sa vie.
Q: Est-ce que cela inclus également les tours en wagon dans des mines comme dans le deuxième film ? Cela a-t-il été difficile à tourner ?
FORD: C’est en fait beaucoup plus court une fois monté que cela ne l’a été de tourner les séquences. Certaines prises ont été un peu longues mais c’était vraiment intéressant. Je ne sais pas si j’ai en mémoire quelque chose d’aussi intéressant. Je me rappelle tous les décors qu’ils ont créés, en particulier avec les enfants esclaves dans les mines. C’était plutôt décourageant pour différentes raisons. Je m’étais blessé le dos et j’ai du m’absenter pendant quatre semaines pour une opération. Quand je suis revenu, tout ce que nous avions à faire c’était les scènes d’actions sur ce plateau. Ils ont tourné quelques scènes avec ma doublure, Vic Armstrong, et je devais revenir et participer aux scènes où l’on voit mon visage.
Q: Les compagnies d’assurance doivent vous adorer.
FORD: Je n’ai pas eu affaire à eux depuis ce moment.
Q: Un des piliers de ces films est qu’ils traitent d’éléments fortement ancrés sur des faits historiques. Quelle attention portez-vous aux détails, de sorte à être sûr que le scénario ne soit pas de la pure fantaisie ?
FORD: Il y a eu beaucoup de recherches pour ces scénarios. Ca a été considérable et chaque histoire correspond totalement au mythe sur lequel elle a été basée. Il y a également ce que j’appelle l’élément « crypto-mystique » où Indiana Jones doit faire évoluer ses croyances et développe une certaine connaissance sur les éléments que nous utilisons. Il doit comprendre le mythe auquel il est confronté et par la suite il doit prendre des décisions et entreprendre certaines actions au sujet des objets qui sont mis sur sa route.
Q: Pour Indiana Jones et la Dernière Croisade, vous avez mentionné la « fraîcheur » du film. Même s’il remonte jusqu’à l’époque des nazis, le film a introduit le « fil familial » à l’histoire.
FORD: C’est quelque chose qui m’a réellement motivé. J’ai toujours dit que si on utilise le même personnage à plusieurs reprises, on doit comprendre l’homme et rien ne parle plus à ce sujet que la relation entre un homme et son père. J’ai trouvé que cette introduction à l’histoire familiale d’Indiana Jones était essentielle pour l’histoire du film et pour définir le personnage.
Q: Spielberg a depuis longtemps une fascination pour James Bond, et dans ce film, il y a un ancien James Bond, une ancienne James Bond girl, un ami de Bond et trois de ses anciens ennemis. Avez-vous apprécié de travailler avec Sean (Connery) ?
FORD: Je ne savais pas tout ça en fait. Sean est un homme très intelligent et avec une très bonne mentalité. Il a vraiment saisi le personnage. Il a effectué un certain nombre de recherches et a amené de très bonnes idées. En tant qu’acteur, il est merveilleusement généreux.
Q: Nous sommes arrivés jusqu’au Royaume du Crâne de Cristal. Est-ce que vous pensiez que cela arriverait 19 ans après ? Je sais qu’il y a eu énormément de tentatives de scénarios.
FORD: Je savais que ça finirait par arriver. Je ne savais pas combien de temps ça prendrait. Environ 5 ou 6 ans après le troisième, nous avons commencé à en parler. Il y a eu deux versions du script qui n’étaient pas vraiment biens, mais je savais que nous finirions par trouver la bonne idée, et celle là l’est vraiment !
Q: Cate Blanchett est une antagoniste excellente.
FORD: Elle est excellente. Elle a apporté énormément à son personnage et au film en général.
Q: Que pouvez-vous nous dire à propos de son rôle dans le film ?
FORD: Pas grand-chose. En tant qu’acteur, ça a été un plaisir de travailler avec elle.
Q: Vous avez dit précédemment que chaque film apportait de la fraîcheur, de la nouveauté. Quelles nouveautés a apporté ce dernier film ?
FORD: Il a y a certains élément de l’histoire que je ne révèlerai pas ici mais qui illuminent le personnage. C’est exactement ce à quoi je faisais référence.
Q: Vous êtes également plus vieux de 19 ans. Verrons-nous cela dans le film, peut être d’une manière humoristique ?
FORD: Il (Indiana Jones) est dans une aussi bonne forme que moi. Nous avons pris en considération qu’il y a un trou de 20 ans et le caractère apparaît dans un contexte historique différent, lié à cette période. Donc même si nous reconnaissons qu’il y a une différence d’age, cela n’est pas vraiment un élément important.
Q: Un certain nombre d’acteurs parle des dangers de faire des suites ; et cependant, avec Star Wars et Indiana Jones, vous avez participé à deux importantes séries de film.
FORD: Le show business m’a toujours beaucoup donné (rires).
Q: Vous avez déclaré une fois que jouer dans des films est un mélange de compétences et d’artisanat. D’après vous, quelles sont les compétences auxquelles Indiana Jones a fait appel chez vous ?
FORD: C’est toujours la même compétence : la manière de raconter l’histoire. Les relations doivent avoir l’air aussi réelles et spontanées que possible. Ne pas en faire trop et raconter toute l’histoire. Il n’y a pas de différence fondamentale d’un tournage à l’autre. Je vais créer un personnage pour lequel le public développera une relation émotionnelle, et je leur amène une histoire.
Q: Y aura-t-il des choses dans ce nouveau film que le public n’a jamais vues jusque là ?
FORD: Il y en a effectivement mais je ne vous dirai pas ce que c’est.
Q: Vous avez le chapeau et la veste. Est-ce que c’est les mêmes que pour les films précédents ?
FORD: Je ne suis pas sûr. C’est possible. Je sais que la veste et le pantalon me vont toujours. Par contre je sais qu’ils ont du faire le nombre de copies nécessaires pour chacune des diverses scènes.
Q: Samuel Jackson vous a dépassé grâce aux films Star Wars en temps qu’acteur avec la plus grande présence au box office. Ce nouvel Indiana Jones pourrait vous remettre en haut du tableau. Samuel aurait en fait demandé à George Lucas de lui donner un petit rôle pour lui permettre de garder la tête. Est-ce que vous sentez une certaine pression ?
FORD: Vraiment ? Samuel voulait rentrer là dedans mais je ne suis pas inquiet à propos de ça.
Interview de Shia LaBeouf :
Bonjour Shia. Toutes nos félicitations pour le succès qu’a remporté Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Crystal ! Le film sort maintenant en DVD. Pensez-vous que le film sera aussi bien à regarder en DVD que sur grand écran ?
C’est un super film, familial. J’ai regardé tout les Indiana Jones avec ma famille. J’ai particulièrement aimé les regarder avec mon père. On les adore !
Pourquoi sont-ils aussi spéciaux pour toi et ton père?
Je pense que le Crâne de Crystal et l’un des précédents Indiana Jones, La dernière Croisade, nous correspondent vraiment. Sean Connery jouait le père d’Indiana dans La Dernière Croisade et c’était comme la relation que j’avais avec mon père. C’est pour cela que l’on se sentait très proches de ces films. Nous utilisions beaucoup de ces blagues d’initiés dans nos vies avant même que je ne sois impliqué dans le Crâne de Crystal.
Donc si vous alliez louer un DVD au magasin du coin, vous choisiriez une copie d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne et….
Et la Dernière Croisade. C’est un de mes favoris!
Alors dites-nous comment vous avez été engagé pour le rôle dans le Crâne de Crystal. Est-ce que Steven Spielberg vous a appelé ?
C’était assez drôle (rires). J’ai été appelé pour un entretien une semaine après avoir fini Transformers. J’ai reçu un appel. Ca a donné quelque chose comme : « Steven aimerait te rencontrer jeudi ». Dans ma tête, j’ai pensé que j’avais raté quelque chose avec Transformers ou autre. C’était comme aller chez le proviseur quand on avait été mauvais à l’école.
Je me suis rendu dans son bureau, je m’étais bien habillé, comme si c’était ma Bar mitzvah, et il m’a demandé si j’avais déjà regardé Indiana Jones. Quand il a dit ca, je me suis senti soulagé et vraiment heureux ! C’était comme si j’avais vécu une expérience de sortie de mon corps. C’était la première fois que je vivais une expérience comme celle là. Je ne respirais pas. Il m’a dit de respirer.
Vous êtes toujours ici. Vous avez du respirer ?
(Rires) Oui, je pense que je devenais bleu.
Et que s’est-il passé ensuite ?
Quand Steven m’a demandé de jouer le rôle, je ne savais pas quoi dire. J’en avais les larmes aux yeux. J’étais en train de sourire et de pleurer en même temps. C’était puissant et il le savait. Il était ému également parce qu’il a vu à quel point j’étais passionné par ce sujet. Plus tard, il m’a dit que c’était un signe de reconnaissance de ma génération envers la sienne et il savait que c’était quelque chose que l’on devait faire.
Vous avez travaillé sur de grands films et avec d’importants réalisateurs, mais qu’est ce que cela vous a fait d’être dirigé par Steven Spielberg?
C’est un perfectionniste qui peut parfaire les choses. C’est le planificateur final : il sait très bien comment décrire ses pensées. Il y a une très forte connexion entre sa bouche et son cerveau. C’est très facile de le comprendre et il a immensément confiance en ses acteurs, plus que tout autre réalisateur avec qui j’ai travaillé. Il ne nous dirige pas trop. Il est parfait et très préparé.
Il correspond vraiment à son immense réputation alors?
Même plus. C’est une très bonne oreille. Il ne fait pas de lavages de cerveau. Il partage son savoir. C’est génial quand on sort avec des gens et que l’on apprend d’eux, même après avoir parlé 10 minutes avec eux! C’est exactement ce que je ressens avec Steven. Je n’ai pas beaucoup de gens dans ma vie qui sont comme ca. C’est aussi une personne très aimante. Sur tous les autres films sur lesquels j’ai travaillé, le réalisateur a une chaise sur laquelle il y a marqué son nom ou « Réalisateur » sur le dos. Sur la sienne, il y a marqué « Papa ».
Sur le DVD, on voit des secrets du tournage. Ca a l’air d’être un film très physique à faire. Avez-vous été blessé ?
Oui, c’était le premier film sur lequel j’ai été blessé. Je me suis déchiré un muscle, ce qui n’était pas drôle du tout ! Très douloureux ! Ca l’a été pendant les 3 ou 4 mois qui ont suivi.
Quelle scène était-ce ? On peut vérifier sur le DVD ?
Nous faisions un combat d’épée dans la jungle et j’ai fait quelque chose que je n’étais pas sensé faire. Tout était trempé et ce n’était pas un combat d’épée conventionnel, disons-le comme ca. Je me suis fais vraiment mal.
On a entendu dire qu’Harrison Ford ne s’est pas fait mal, et il a 60 ans.
Ouais, ca craint, non? (rires)
Est-ce que Harrison est aussi fort que les gens le disent?
Plus fort. Il est le John Wayne de ma génération. Il est la star de cinéma par définition, la plus grosse star que nous aillons eue. C’est aussi la personne que j’ai rencontré qui a le plus la tête sur les épaules. Il est Indiana Jones, mais il est aussi juste Harrison. J’espère que ça a du sens. Je ne sais pas comment je pourrais le décrire autrement.
On dirait que vous l’admirez beaucoup. Ca a du être intimidant de travailler à ses cotés dans tant de scènes ?
Il est vraiment professionnel. Harrison n’est jamais en retard, il ne fait jamais de mal, il n’est jamais malade ou fatigué. C’est un super-héros ! Il courrait comme un jeune de 17 ans ! Nous avons tourné le film en très peu de temps étant donné les contraintes de la production. Il y avait beaucoup de travail mais Harrison soulageait beaucoup de stress. Avant chaque prise, Harrison disait « Que l’on tourne cette scène de merde, Steven ». Il ne le pensait pas littéralement, mais c’était un bon moyen d’enlever la pression. Je veux dire, il est Indiana Jones ! (rires)
Comment c’était de porter cette grosse veste en cuir la majeure partie du temps ? Vous et Harrison étiez blindés !
(Rires) Je me sentais comme un héros d’action à la minute ou je la mettais. Harrison et moi nous voyions le matin et nous nous disions « Bienvenue dans le Monde du Cuir ! ». Il faisait vraiment chaud et nous faisions beaucoup de mouvements agressifs à l’intérieur. Nous la portions pendant 12 ou 13 heures de suite ! On était maculés de taches de cuir sur les bras, le dos et le cou. J’en ai eu beaucoup sur mon cou. C’était très dur de s’en débarrasser !
On a entendu qu’un de vos proches a une certaine attirance pour Harrison.
Oui (rires). Ma mère a toujours eu un gros béguin pour Harrison. Je l’ai emmenée sur le tournage et il a été vraiment gentil avec elle. Elle n’en revenait pas. Harrison est un cowboy, et mon père est l’archétype du cowboy / macho. Ils s’entendent à merveille ! Mon père ne s’entend pas avec les acteurs en général. Il n’aime pas Hollywood, mais Harrison n’est pas Hollywood du tout. C’est un pilier !
Donc vous avez travaillé avec deux de vos idoles – Steven Spielberg et Harrison Ford. Dites-nous comment vous vous sentiez le premier jour du tournage du Crâne de Crystal ?
Effrayé. Ils disent que la différence entre un lâche et quelqu’un de brave est que le lâche réfléchit à deux fois avant de sauter dans la cage aux lions alors que le brave ne sait pas où est le lion, mais il pense qu’il le sait. C’était là où j’étais. Je pensais savoir pourquoi j’étais là. Je pensais savoir ce que ça faisait de se retrouver sur le tournage, de jouer avec Harrison et ce qu’était Indiana Jones, mais je n’en avais aucune idée. C’était en fait bien plus facile que je ne l’avais envisagé.
Nous ne pouvons pas non plus oublier une autre actrice exceptionnelle sur le tournage – Cate Blanchett.
Elle est incroyable ! En fait, je pensais après avoir fait Transformers que j’irai à l’école de cinéma – c’était le plan. J’avais établi ma vie, où je souhaitais aller, mais alors j’ai eu cet appel pour Indiana Jones et mes plans ont changé. La façon dont je regarde cela maintenant est qu’il n’y aucune école d’acteurs au monde qui pourrait me mettre sur scène avec Cate Blanchett ou d’école de cinéma qui m’aurait permit d’être dirigé par Steven Spielberg. Je préfère jouer avec les grands dont parlent les professeurs que d’entendre sur eux aux travers d’une tierce personne.
Qui peut contredire cela ? Le personnage de Cate Blanchett est un bandit exceptionnel dans le Crâne de Crystal.
Elle n’a peur de rien ! Elle est vraiment effrayante et essaye de tuer des gens et de leur dérober des choses. Elle est l’ennemie classique d’Indiana Jones.
Qu’est ce que ça fait d’être un jeune homme de 22 ans qui travaille avec les grands de l’industrie dans des films a gros budget ? C’est difficile de garder les pieds sur terre ?
Bien sûr. Je fais toujours des erreurs stupides ! Je suis juste un homme de 22 ans qui essaye de vivre sa vie, en grandissant aux yeux du public.
Comment voyez-vous votre futur?
Je ne peux pas répondre à ca. Je pensais pouvoir le faire avant et maintenant je ne peux vraiment pas parce que la où est ma vie actuellement, je ne l’aurai jamais envisagé.
Tout le monde dit que vous allez reprendre la franchise Indiana Jones d’Harrison.
Non.
Pourquoi pas ?
Tout dépend de ce qu’Harrison veut faire.
Aimeriez-vous faire un autre Indiana Jones avec Steven Spielberg ou Harisson Ford ?
Je ferai n’importe quel film avec Steven et Harrison. Je serais une prise, un extra ou une tranche de bacon sur n’importe quel tournage où ils se trouvent. Je ferais n’importe quoi.
Vous avez un énorme groupe de fans maintenant avec le Crâne de Crystal, Transformers et vos autres films. Comment vivez-vous cette adulation?
Si je porte de l’importance à ce que disent les fans ? Bien sûr ! Je mentirais si je disais le contraire. Je fais des films pour eux.
Avec le succès arrivent beaucoup d’autres choses négatives également. Que pensez-vous quand vous lisez quelque chose de négatif sur vous ?
Les critiques sont cyniques et fatiguent. Beaucoup de gens qui regardent les films ne le sont pas. Je suis intéressé par ce que disent mes amis, ou mes parents et les gens comme eux.
Vous avez enchaîné les films à gros succès ces 12 derniers mois. Ca doit être dur de ne pas avoir la grosse tête ?
Oui, je pense que je suis en train d’apprendre a être plus prudent avec ma vie et a être plus sur l’offensive dans mon approche avec le public, au lieu de défendre tout. J’apprends. C’est dur de réagir parfaitement, mais j’ai 22 ans et j’ai l’impression que ce n’est que le début. Ma carrière est toute récente. Elle est dans sa phase de naissance !
Avez-vous un groupe d’amis proches sur lequel vous pouvez compter ?
Bien sûr, j’ai un cercle serré avec qui je sors.
Pourquoi pensez-vous que les fans de films pour adolescents s’identifient à vous ?
Je suis un mec plutôt normal. Quand vous voyez un gars normal sur l’écran, ça touche une part des gens différents, donc peut être que c’est seulement ça. J’en n’ai aucune idée. Je ne suis pas Arnold Schwarzenegger. Je sens que si vous voyez quelqu’un comme moi, c’est-à-dire un mec que vous pourriez tabasser, parvenir à quelque chose dans le film, ça humanise tout.
Etes vous intéressé par le sport ?
Oui. Récemment j’étais intéressé par le tir au pigeon et j’aime le foot et le baseball. Steven Spielberg m’a montré le tir au pigeon – vous savez vous avez un disque et il faut tirer dessus ? Steve le touchait à peu près 98% du temps. Il pourrait aller aux J.O. Personne ne sait ça de lui.
Voulez-vous tourner dans de plus petits films de nouveau ?
Bien sûr. Si vous faites la même chose pendant trop longtemps, les gens deviennent lassés et votre carrière est finie. J’adorerais faire des plus petites choses, mais je ne veux rien forcer non plus. Il suffit juste de trouver le bon projet.
Quelle est votre point de vue sur Hollywood ?
Ce n’est pas vraiment sorcier. Je n’arrive pas avec des solutions miracles. Je fais des films, donc je ne pense pas que ce soit si sérieux. Tant que je garde ma tête dans cette direction, je pense que ca ira.
Merci Shia.
Merci
Interview de Karen Allen :
Cela devait être évident que Les Aventuriers de l’Arche Perdue aurait rencontreraient un énorme succès, conaissant le réalisateur Steven Spielberg et le producteur George Lucas ?
Je pense que c’est vrai. Il y avait cette impression que le film allait recevoir beaucoup d’attention, sachant qu’ils travaillaient ensemble pour la première fois. On espérait simplement que ça serait une attention « positive ». Mais en l’occurrence tout s’est bien passé.
Est-ce que le film survit toujours après toutes ces années ?
Oui. Il n’y a pas si longtemps il y a eu une projection et j’ai donné un petit discours. J’ai pu le voir sur grand écran et c’était merveilleux.
Cela s’est-il avéré utile avant de jouer le personnage de Marion Ravenwood dans le nouveau film ?
Je pense que oui. Surtout de l’avoir vu sur un grand écran, avec un public et d’avoir pu constater comment le public réagissait au film. J’ai eu l’impression qu’il y avait en fait un bon nombre de personnes découvraient Indiana Jones pour la première fois.
Il y a à peu près un an et demi, j’ai été invitée au Paris Theatre à New York. Ils l’ont montré pendant deux soirs et j’ai donné deux petits discours. C’est là où j’ai vraiment ressenti que la moitié du public présent le voyait pour la première fois : des parents emmenaient leurs enfants. C’est comme si une toute nouvelle génération découvrait le film. C’était réellement fascinant.
Est-ce que votre propre fils est l’un de ceux qui l’ont découvert pour la première fois ?
Non, il a 17 ans maintenant – j’ai oublié quel âge il avait quand je lui ai montré pour la première fois. Il avait a peu prés 8 ans. C’était il y a très longtemps. Il connaît le film plutôt bien désormais, d’ailleurs il en a probablement par-dessus là tête.
Est-ce que participer au nouveau film vous a rendu plus populaire auprès de votre fils ?
Je ne sais pas vraiment. Ca a été le cas avec certains de ses amis qui adhèrent totalement aux films Indiana Jones. Il a un peu grandi dans l’univers du cinéma, à tel point que c’est un peu « maman joue dans un autre film ». Ce n’est pas vraiment une nouveauté pour lui. Mais ce n’est pas vraiment son monde non plus ; il veut être chef cuisinier, ses intérêts vont donc dans une direction totalement différente.
Quand vous travailliez sur l’Arche Perdue, vous pensiez jouer face à un Indiana un peu différent n’est-ce pas ?
En fait je me rappelle que Tom Selleck était hors du jeu avant même qu’ils me proposent le rôle. Quand je me suis rendue à Los Angeles j’avais déjà rencontré Steven à New York et il avait souhaitais que je participe à une audition. Je pense qu’à ce stade Tom Selleck avait été choisi, mais je crois qu’avant que je ne me rende à l’audition, l’histoire avec sa série télé [Magnum] était survenue et il n’était plus sur le projet.
J’ai auditionné avec Tim Matheson, avec qui j’avais joué dans Animal House et j’ai également auditionné avec un autre acteur new-yorkais qui s’appelle John Shea. Depuis, la production m’a donné les noms de tous les autres acteurs qui les intéressaient. J’ai entendu qu’ils étaient intéressés par Jeff Bridges pendant un certain temps, bien que je ne le savais pas à ce moment là et que je ne l’ai pas rencontré sur les auditions. Je suppose qu’ils ont décidé quelques semaines plus tard que d’une manière ou d’une autre ça collait, qu’Harrisson était le candidat idéal – et ils avaient raison.
Vous rappelez-vous de votre première rencontre avec lui ?
Pour le premier film, la première fois que nous nous sommes rencontrés nous étions allés voir une projection de l’Empire contre attaque. Je l’ai rencontré très brièvement là bas. Puis je l’ai rencontré à nouveau dans le bureau de Steven, nous nous sommes dits bonjour, et peu de temps après il m’a invitée à manger chez lui. C’est à ce moment que j’ai eu ma première vraie conversation avec lui. Nous avons commencé le tournage trois semaines à un mois plus tard.
Tout le monde doit vous parler des serpents, mais en fait vous avez peur des araignées n’est-ce pas ? Vous ne devez sans doute pas envier le sort d’Alfred Molina.
C’est mon point faible, je n’aurais pas pu gérer cette situation du tout, avoir des tarentules rampant sur mon cou ou des choses de ce genre là. Je ne pense pas que j’aurais pu le faire. Peut-être qu’au fond j’aime croire que j’aurais pu dépasser cette phobie des araignées, mais je ne suis pas sûre que ce soit vrai.
Je me suis faufilée sur le plateau le jour où ils tournaient ça, et j’ai pu me rapprocher un peu. Ils m’ont expliqué qu’ils utilisaient de la fumée pour les endormir un peu de sorte qu’elles soient moins agressives. Ca ne m’a pas vraiment fait me sentir mieux à propos de la possibilité de devoir en toucher une ou d’en avoir une sur mon corps, mais heureusement je n’ai pas eu à le faire. Je n’ai aucune idée de comment Alfred a pu faire ça.
Que vous rappelez vous des endroits exotiques où vous vous êtes rendue ?
La Tunisie a été une expérience impressionnante. Le Sahara était à couper le souffle. C’était pendant l’été. Je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de filmer là-bas pendant l’été, il faisait vraiment chaud. Par la suite quand nous avons tourné à Sousse, où se situent les scènes sur le marché, c’était un environnement exceptionnel.
C’était un peu risqué pour moi de devoir courir dans cette robe sans manches, sans dos, et dont le bas était déchiré. Je n’avais qu’une seule chaussure, et puis par la suite je l’ai perdue et j’étais pieds nus.
Dans un pays musulman comme la Tunisie il m’était difficile de me déplacer dans la campagne avec aussi peu de vêtements sans provoquer certaines consternations, ou un sentiment de manque de respect pour leur culture, ce qui n’était bien sûr aucunement mon objectif. Je portais simplement mon costume.
Ca a vraiment été une expérience formidable d’aller en Tunisie. L’endroit principal où nous avions été Londres, qui est l’un des endroits que je préfère sur la planète. J’étais donc ravie de passer du temps là bas. Nous avons tourné à Elstree, un studio plutôt agréable. Je pense que Jim Henson était en train de tourner là-bas en même temps que nous, et nos serpents s’échappaient parfois du plateau et finissaient au milieu de l’un des siens, ce qui était assez drôle.
Nous sommes allés à La Rochelle en France, où nous avons filmé les bunkers nazis. Ils sont enterrés sur les côtés des falaises, là-bas dans le nord de la France. Ils sont toujours là et les symboles nazis aussi ; nous n’avons pas créé le décor : il existait vraiment.
C’était assez profond et je me rappelle avoir eu bon nombre de conversations avec les gens à propos de ces bunkers. Ils me disaient qu’ils avaient essayé de les faire exploser. Beaucoup de sociétés ont essayé de les détruire complètement mais ils sont réellement indestructibles.
Je ne suis pas allée à Hawaii avec le reste de l’équipe pour le début du film, qui a en fait été tourné tout à la fin. Mais c’était ma première expérience sur le terrain. J’avais fait quelques petites choses, comme Boston par exemple, quand je vivais à New York. Mais c’était la première fois que je tournais réellement sur le terrain et c’était une expérience fabuleuse.
Etant donné l’intensité de l’expérience, était-il facile de recommencer avec ce nouveau film ?
Vous savez, c’était remarquablement facile, et je l’ai vu dès que j’ai lu le script. Je me suis assise avec Steven et j’ai vu ce qui avait été écrit pour mon personnage. Je pouvais prédire que ça allait être une formidable expérience.
J’ai entendu des rumeurs pendant des années et des années selon lesquelles le film était d’actualité, qu’ils souhaitaient faire un Indiana Jones 4 s’ils arrivaient à avoir un bon scénario.
De temps en temps il y avait des rumeurs qui disaient qu’on avait pensé ou qu’il était possible que mon personnage refasse une apparition dans l’histoire. Je ne savais pas vraiment si ça allait arriver. Ca a vraiment été une surprise pour moi. Je ne savais pas non plus si j’allais être dans le film ni quel genre de rôle ils allaient écrire pour mon personnage, ni même comment ils allaient intégrer son retour dans l’histoire.
D’après moi cela aurait pu aller dans tellement de directions différentes, j’aurais pu venir et n’être qu’un petit rôle présent dans une seule scène. Finalement, ils m’ont écrit un grand, beau et merveilleux rôle dans le film ; et le contexte dans lequel j’arrive dans ce film est tellement bien.
Tout cela était donc une belle surprise. Il y a des gens qui m’ont demandé « est-ce que ça a été difficile de vous décider quant à jouer dans le film ou pas ? » Je leur ai répondu « NON ! », ça n’a pas été un souci. Il y a certaines choses auxquelles on pense et d’autres pour lesquelles on répond « Absolument, sans hésitation. Je suis prête. »
Le film sera donc aussi bon – sinon meilleur – que les autres donc ?
Je ne l’ai pas encore vu. Je serais énormément surprise s’il n’était pas fantastique. J’imagine que ça va vraiment être merveilleux. C’est en tout cas l’objectif de tous les gens qui s’y sont investis, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas des feignants !
about 1 year ago
C’est trop long
Même si on ne peut pas dire que les anciens volent très haut, on ne peut pas dire que le 4e est le meilleur de tous!