Die Hard 5 - Affiche FR

Si nous sommes réunis ici, sur ce blog, c’est pour parler d’un homme qui nous a quitté de la plus mauvaise des manières dans Die Hard : Belle Journée pour Mourir actuellement en salle. Car oui, John McClane n’est plus. Voici l’hommage funéraire de ce Cow Boy qui se trouvait toujours au mauvais endroit, au mauvais moment…

Synopsis : John McClane est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter.

C’est en 1988 que nous découvrions John McClane, tombé dans un Piège de Cristal qu’il libérera seul en tuant tout les terroristes. 2 ans plus tard, nous le retrouvions encore à Noël où il n’avait que 58 minutes pour vivre et sauver un aéroport…et sa femme accessoirement. Il aura fallu attendre 1995 ans pour le revoir vivre une journée en enfer avec son marcel blanc.

Nous admirions son courage, sa ténacité, son cynisme et ses provocations envers des terroristes qu’il narguait à coup de phrases devenu très vite cultes. Vivant en marge de sa profession, McClane avait renouvelé le genre des personnages de film d’action en incarnant un super anti-héros. Mais il était aussi vulnérable tant physiquement que moralement. Faut dire qu’il s’en est pris des bastos, traversé des fenêtres, toujours pour finir dans un sale état tout en se faisant engueuler par la hiérarchie supérieure. Tout ça sans oublier ses problèmes conjugaux. Et on aimait tout ça.

Nous avions senti, lorsqu’en 2007 où il fit un Retour en Enfer, que le pauvre homme était tout simplement usé. Même s’il était trop vieux pour ce conneries, le personnage répondait présent et faisait de son mieux avec ce qu’on lui proposait (un petit duel camion/avion de chasse ? No soucy). Mais c’est en cette année 2013 qu’il nous quitta définitivement dans Die Hard : Belle journée pour mourir. John McClane n’aurait pas du rempiler mais les producteurs en ont décidé autrement et l’ont poussé à bout si bien qu’il était devenu sa propre caricature. Au lieu de détester cette journée, il prenait du plaisir à se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Le Cow Boy a tenté à plusieurs reprises de nouvelles répliques cultes dont il avait le secret mais l’inspiration n’y était plus. McClane ne cessait de radoter le même running gag « je suis en vacances ! Je suis en vacances !» ou bien le mot « fiston ».

Die Hard Belle Journée pour Mourir - A Good Day To Die Hard

Son fils… parlons-en. Un personnage principal aussi plat qu’un pied de canard. Et à aucun moment on ne pouvait s’y attacher alors qu’il était censé être le moteur du film. John McClane a pourtant tout tenter pour qu’on s’y intéresse en se mettant de côté mais rien n’y a fait. L’alchimie n’opérait pas entre eux et durant les scènes intimistes, on ne savait pas s’il fallait jeter son pop corn en gueulant ou bien en rire tellement nous trouvions ça niaiseux et inadapté dans le caractère de notre cher ami disparu. On ne voulais pas du rejeton et on ne reconnaissais plus notre John McClane.

Et que dire des méchants qu’ils devaient affronter dans ce 5ème opus. « Inexistants » serait le terme adéquat. Avant, même le 3ème sbire du méchant principal étaient plus charismatique que le l’ennemi principal de cet opus. D’ailleurs, c’est qui le nouveau méchant ? Bah, il change selon le déroulement de l’histoire. À croire que le scénario a été écrit au jour le jour.

Boum ! Bim! Splouch ! Tadaaamm ! Oui, ces onomatopées résument le scénario qui est à la fois simpliste et en même temps si mal présenté qu’on s’y perd. On a le droit à des rebondissements capillotractés et sans intérêt. Trop de scènes d’actions (trop de ralentis inutiles si ce n’est pour rallonger notre calvaire) qui n’ont pas pu relever le niveau. Car sans empathie envers les personnages, on s’en foutait qu’ils crèvent ou pas. La faute à qui ?

Die Hard Belle Journée pour Mourir - A Good Day To Die Hard

La faute incombe sans doute au réalisateur John Moore qui dois encore se demander pourquoi on lui a proposé ce film alors que son dernier en date était Max Payne, une grosse licence totalement passé inaperçue à juste titre. Et foutre dieu, pourquoi avoir opté pour le format d’image 1.85 au lieu du 16/9 ? Et cette façon gerbante de filmer, c’est pour qu’on oublie le vide de l’histoire ? La faute revient beaucoup sur le scénariste Skyps Woods (X-Men Origins : Wolverine…oui, c’est bien lui le coupable). Et dire qu’ils ont touché de l’argent pour détruire un mythe du cinéma…

Mais qui est le plus à blâmer ? Bruce Willis peut-être ? N’avait-il pas souhaité au fond de lui même cette exécution sommaire en signant juste pour un gros chèque et sachant que ces plans d’actions seront doublés par des cascadeurs ? Des congés payés en quelque sorte pour lui. Ne peut il pas faire le bon choix en matière ciné et dire stop au film (même si c’est le rôle qui l’a rendu célèbre) au lieu de donner des leçons sur les impôts lors de la promo de ce direct-to-DVD film sur TF1 ?

Ce Die Hard : Belle Journée pour Mourir n’est pas un vrai Die Hard. Ce n’est même pas un bon film d’action tellement tout est brouillon (et je vous passe l’épilogue à la « Happy Days »). De John McClane, nous nous devons de garder le souvenir des moments de bonheur qu’il nous a procuré durant les 3 premiers épisodes (essentiellement ceux réalisé par John McTienan). L’heure de McClane était venu, il rejoint les Inspecteur Harry et Martin Riggs. Même si nous ne sommes pas à l’abri d’une résurrection (d’un 6ème opus si les chiffres du box office de ce numéro 5 sont bons…), prions pour qu’il reste et repose en paix à tout jamais.

Ci-git, John McClane 1988-2013

Note :

bouse


Die Hard : Belle journée pour mourir – Bande… par Lyricis