À l’occasion de la sortie depuis le 16 janvier 2013 en Blu-ray, DVD et combo du film Des hommes sans loi (Lawless), j’ai eu l’occasion de pouvoir recevoir un exemplaire pour vous en parler ici-même.
Alors, que penser de ce film retraçant l’histoire des 3 frères Bondurant, 3 contrebandiers en pleine époque de prohibition ?

Coté casting pour ce film réalisé par John Hillcoat, nous retrouvons du beau monde avec Tom Hardy, Jason Clarke, Shia LaBeouf et Jessica Chastain.
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Synopsis :

1931. Au cœur de l’Amérique en pleine prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, État célèbre pour sa production d’alcool de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires.
Jack, le plus jeune, ambitieux et impulsif, veut transformer la petite affaire familiale en trafic d’envergure. Il rêve de beaux costumes, d’armes, et espère impressionner la sublime Bertha…
Howard, l’aîné, est le bagarreur de la famille. Loyal, son bon sens se dissout régulièrement dans l’alcool qu’il ne sait pas refuser…
Forrest, le cadet, fait figure de chef et reste déterminé à protéger sa famille des nouvelles règles qu’impose un nouveau monde économique. Lorsque Maggie débarque fuyant Chicago, il la prend aussi sous sa protection.
Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime.


DES HOMMES SANS LOI (Lawless) – Bande-Annonce… par Lyricis

Rappels concernant la version testée :
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Format : Format 2.40 – HD 1920 x 1080p – 16/9 – Couleur
Langues : Français 5.1 DTS-HD master audio / Anglais 5.1 DTS-HD master audio
Sous titres : Français
Durée : 116 minutes
Bonus (VOST) :
Commentaire audio par le réalisateur, John Hillcoat et l’auteur du livre, Matt Bondurant
Scènes coupées
Interview de l’équipe réalisée au festival de Cannes
La véritable histoire du comté le plus humide au monde
Le comté de Franklin, en Virginie : hier et aujourd’hui
L’histoire des Bondurant
« Midnight Run » Willie Nelson

Passons au test maintenant !

Matériel audio-vidéo utilisé
Le test a été effectué sur un téléviseur LCD Sony KDL-40EX500 et sur un lecteur Blu-ray 3D de la même marque, le Sony BDP-S470.

Qualité graphique du Blu-ray

  • Boîtier : Ayant reçu une version presse (c’est à dire un Blu-ray sans l’impression des versions commerciales sur le dessus et sans boîtier) je ne peux pas m’étendre sur cette partie.

Verdict : ☆☆☆☆☆

 

    • Menu : Le menu principal du disque comporte 4 parties : Film, Versions (pour l’audio et pour les sous-titres), Chapitres, Suppléments. Le menu est plutôt sympa, mais rien de bien original non plus. On voit bien qu’il n’y a vraiment pas de prise de risque, ils prennent quelques séquences du film et rajoutent en tout petit dans le coin en bas à gauche du texte avec une jolie police, mais sans travailler vraiment sur le fond semi-transparent (pas de bordure ou d’ornement)… C’est dommage, d’autant plus que la boucle du menu est assez courte (30 secondes) avec très peu de scènes (± 15). Ce n’est pas le plus important, mais ici il n’y a pas vraiment de « valeur ajoutée » sur le menu.

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Verdict : ★★½☆☆

Qualité technique du Blu-ray

    • L’image : L’image présente un bruit assez important, présent même en plein jour. Je ne sais pas si ce grain est volontaire de la part du réalisateur, ou si c’est du à une compression un peu trop forcée (peut être un effet collatéral des débits importants et donc de la place que prennent les 2 bandes sons). Et plus embêtant encore, certaines images sont totalement brûlées (luminosité trop importante). L’image n’est donc pas parfaite, et on aurait espérer mieux pour ce film qu’une image bruitée (bien sur si c’est volontaire ça change tout). Quant à la réalisation en elle-même, pas grand chose à dire, Hillcoat reste dans le classique en n’utilisant presque pas de plans larges et en préférant rester centré sur les personnages et non sur les paysages.
      WETTEST COUNTY Scene  81 Floyd does business w/ Jack
      Petite mention bien toutefois aux décors et aux costumes, plutôt sympathiques à regarder et qui retranscrivent plutôt bien cette époque où les gangsters roulaient en voiture toute rutilante et s’habillaient bien classe, du moins c’est l’idée que je me fais de cette époque.

LAWLESS

Verdict : ★★★☆☆

 

  • Le son : Encore une fois, et c’est une bonne habitude de la part de Metropolitan FilmExport/Seven Sept, on a droit du côté des bandes sonores à du 5.1 DTS-HD Master Audio à la fois pour la piste française mais également pour la piste anglaise. Car parfois on a bien droit à du DTS-HD MA pour la VF mais ils nous l’enlèvent alors pour la VO.
    Les scènes d’action sont très dynamiques et n’exploitent pas à outrance votre caisson de basse comme le font certains films (orientés bien plus « action spectaculaire »). Vous pourrez donc profiter pleinement de votre ensemble home-cinéma, d’autant plus qu’on a droit à une très bonne soundtrack pour ce film bien placée. En effet, la musique n’est présente la plupart du temps que lors des ellipses, c’est-à-dire dans les scènes se déroulant sur plusieurs semaines voire mois et ça permet de combler justement cette avance rapide.
    Les doublages sont corrects, même si la VF de Tom Hardy ne correspond pas vraiment à la VO (qui garde sa voix bien grave « à la Bane »).

Verdict : ★★★★☆

Bonus
Les bonus sont assez nombreux et conviendront à la majorité des personnes.
Vous aurez tout d’abord droit au commentaire audio de John Hillcoat (réalisateur) et de Matt Bondurant (auteur du livre ayant inspiré le film).
Vous trouverez aussi 6 scènes coupées, pas vraiment utiles à la compréhension de l’histoire il est vrai.
Des interview de l’équipe du film se répartissent en plusieurs séquences (interview pendant le festival de Cannes, puis une autre interview s’intéressant à la production de l’alcool dans le comté de Franklin et sur les contrebandiers). Et puis, nous avons droit aussi à l’auteur du livre dont s’est inspiré le film, qui n’est autre qu’un descendant d’un des frères Bondurant (le petit-fils de Jack le benjamin plus exactement). Il nous présente les archives qui lui ont permis d’écrire son livre (comme des coupures de journaux relatant les exploits des frères), tout en expliquant aussi qu’il a du parfois faire preuve d’imagination pour trouver certains prétextes (comme lorsque Jack emmène Bertha dans leur repère en pleine forêt), n’ayant pas directement de témoignages de leur part. Tout cela vous prendra une petite heure pour approfondir votre connaissance sur cette période de prohibition et sur l’histoire des contrebandiers.
Pour finir, on retrouve une compilation de diverses séquences sur un fond de « Midnight Run », un paquet de bandes-annonces et enfin la traditionnelle publicité du site internet de Metropolitan Filmexport (comme si on n’avait pas déjà assez de publicités sur des produits gratuits).

Verdict : ★★★½☆

Conclusion
Des hommes sans loi, c’est surtout son casting excellent : Tom Hardy excelle en homme glacial, Jason Clarke en vrai psychopathe et Jessica Chastain toujours aussi sexy (même sans sein #troll). Shia LaBeouf est un peu en retrait face aux précédents acteurs cités, mais reste quand même bien plus plaisant que son rôle très simplet de Sam dans Transformers.
Sachant que le film dispose de l’appellation « Inspiré de faits réels », à la mode pendant un certain temps mais retombé quelque peu en désuétude, j’ai quand même du mal à croire (surtout vu mes études) que Forrest puisse survivre (ATTENTION SPOILERS)

Afficher le Spoiler »

pendant des heures entières les 2 carotides tranchées.

Surtout que le livre lui-même prend quelques libertés vis-à-vis de la réalité, et ce de façon légitime car certaines scènes ne peuvent être totalement réécrites de façon véridique du au fait qu’il manque parfois des preuves. Mais lorsqu’on commence à adapter à sa façon un livre qui lui-même n’est pas totalement fidèle à la réalité, on se retrouve avec une sorte de téléphone arabe… Surtout que pendant toute le film, on ne fait que parler de la légende des frères Bondurant, ce qui renforce d’autant plus le fait qu’on est plus dans une fiction que dans une réelle histoire. Mais comme il est marqué, c’est seulement inspiré, et il faut donc plutôt prendre ce film comme une œuvre tentant de décrire cette période de la prohibition au travers de la vie trépidante de ces 3 frères « indestructibles ».
La réelle originalité vient du fait que lorsqu’on parle prohibition, on a surtout tendance à voir Al Capone et la ville de Chicago que les petites bourgades comme celles de Frankin. Ici, on tente donc de présenter au spectateur les alambics cachés dans les forêts, les petites magouilles avec le shérif du coin…
La fin est par contre en dessous du reste du film (vu qu’on nous mitraille pendant tout le film la légende des « indestructibles »), et dénote totalement avec la violence du film. Car Des hommes sans loi présente une Amérique meurtrière où chacun sort son Colt pour tuer, avec ou sans raison légitime. Certaines scènes sont limite gores (je pense par exemple à la vengeance par Forrest et Howard puis de l’envoi du bocal à Rakes qui pourra être assez dérangeant pour certaines personnes).
LAWLESS
Au final, Des hommes sans loi est un film à voir car tout son casting est on ne peut plus excellent, de Jessica Chastain à Gary Oldman, et on ne s’ennuie pas un instant tout au long du film.
Hillcoat n’hésite à présenter la violence tant du côté des contrebandiers que de celle de la justice (représentée par les shérifs et l’agent spécial Rakes). Il n’y fait aucune concession, et certaines scènes pourront choquer (enfin surtout une), mais cela semble essentiel pour retranscrire cette période de la prohibition où chacun décidait de régler son compte avec un fusil.
Si le synopsis vous attire, alors n’hésitez pas à le regarder, les acteurs sont tous excellents dans leur rôle respectif!

Verdict final : ★★★★☆

Images supplémentaires :

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